MMA : un premier gala très controversé.

/ le 22 septembre 2015
MMA : un premier gala très controversé.
Samedi 19 septembre 2015 au soir s'est tenu un événement aussi historique que controversé dans l'histoire du MMA en France. C'est en effet la première fois qu'un gala en l'honneur de cette discipline a eu lieu, et de surcroît au prestigieux Cirque d'Hiver, hors cette discipline reste interdite en compétitions et n'est que partiellement autorisée en clubs. Un événement qui a fait parler de lui, tant en bien qu'en mal.

Pour ceux qui ne le savent pas, le MMA (Mixed Martial Arts) consiste en des combats à 1 contre 1 où toutes les techniques de combats, et toutes les disciplines, sont mixées. Un judoka peut, par exemple, être amené à se battre contre un boxeur ou encore un catcheur. Il n'y a techniquement pas de réelles limites.
Si les combats de MMA sont spectaculaires, ils n'en restent pas moins dangereux et illégaux en France, et ce pour deux raisons : Les combats ont lieu dans un octogone ou une cage, et les coups au sol sont autorisés, voir vivement conseillés.

 

L’événement a été une réelle surprise pour les amateurs de MMA : non seulement ce gala était inattendu, mais il s’est, en plus, déroulé au sein du mythique Cirque d’Hiver.

Ce n’est pas la première fois que des combats de MMA ont lieu en France, mais c’est la première fois que l’appellation MMA est officiellement utilisée pour définir les dits combats. En temps normal, les dénominations officieuses de ces combats sont « combats libres » ou encore « pancrace », hors, cette fois, l’affiche contenait clairement l’indication « Arts Martiaux Mixtes ».

Et c’est là que tout devient flou : nous avons d’un coté Fernand Lopez, l’un des organisateurs, qui assure que tout était en accord avec les autorités car déclaré en préfecture sous le label MMA, tandis que le secrétaire d’Etat aux Sports, Thierry Braillard, estime s’être fait rouler dans la farine. Il assure que les documents ayant été fournis sur la réglementation de cette compétition sont en langue étrangère, et n’évoquent qu’une réunion de sport de combat, ne précisant nullement qu’il s’agit de MMA.

On assiste alors à un combat de coqs entre Thierry Braillard et Fernand Lopez, chacun se contentant d’affirmer que l’autre est un menteur…

Le secrétaire d’Etat aux Sports va donc chercher un moyen de poursuivre cette affaire devant les tribunaux. Comment ? Pour lui, lorsque l’on « combat au sol à coups de coude, on est dans l’atteinte de la dignité humaine » ce qui est interdit par le Code du Sport. Fernand Lopez affirme que, contrairement à un combat de boxe où l’on déclare perdant un boxeur après 10 secondes de commotion cérébrale, le combat est directement stoppé au premier K.O en MMA.

Une chose est sûre : ce combat de législation est loin d’être terminé, et les coups bas risquent d’être légion. 

 


 

Par Raphaël Brami

Crédit Photo : Max PPP

Plus de MMA sur Mouv'

/ le 22 septembre 2015

Commentaires