Metal Gear Solid V : Ground Zeroes, solide amuse gueule

Par Sébastien Sabiron / le 20 mars 2014
Metal Gear Solid V  Ground Zeroes : solide amuse gueule
Les gamers trépignaient d'impatience depuis des mois. Déception : "Metal Gear Solid V : Ground Zeroes" est une prologue un peu court au prochain volet "majeur" de la saga d'infiltration.

Metal Gear Solid, ou comment gagner une guerre le plus discrètement possible. Rencontre avec Hideo Kojima le créateur du jeu d'infiltration.


C'est une franchise culte, écoulée à plus de 33 millions d'exemplaires depuis la sortie du premier épisode sur Playstation en 1998. Ce nouvel opus (dont l'action se déroule en 1975) se veut le prélude de The Phantom Pain, attendu pour fin 2014 début 2015. C'est aussi le premier à tirer partie des consoles next gen : Xbox One et PS4.


De passage à Paris, son créateur Hideo Kojima reconnaît des retards de production qui ont sans doute privé les joueurs d'une livraison en un seul morceau :

Au départ, on voulait sortir le 5 ème opus en même temps que les consoles next gen, mais on était pas prêts. The Phantom Pain est toujours en cours de développement. Ce Ground Zeroes est une sorte de d'avant goût, histoire de faire patienter les joueurs, de leur montrer ce que l'on peut faire avec les nouvelles technologies.


Hideo Kojima, légende vivante © Sébastien Sabiron


Conséquence : à trente euros en moyenne, ce Ground Zeroes fait figure d'amuse gueule quatre étoiles. Un peu raide pour les fans, d'autant que les premiers tests évoquent une durée de vie décevante, deux heures pour la mission principale. Certains se sont même amuser à "rusher" le jeu en 10 minutes chrono.

Adieu carton

Heureusement, pour la première fois, le jeu se déroule en monde ouvert, une immense base militaire. Rien n'empêche de rejouer la mission principale avec une stratégie différente, ou d'atteindre les différents objectifs secondaires.

Snake aka Solid Snake, aka Big boss © Konami

Comme dans les épisodes précédents, pas question de défourailler à tout-va, Kojima reste fidèle au précepte qui à fait le succès de MGS : l'infiltration. Snake, le personnage principal doit se tapir dans les recoins, profiter des zones moins éclairées pour rester furtif et tuer le moins d'ennemis possible.

Quand j'ai voulu créer le jeu il y a une vingtaine d'années, on m'a dit : "fait un jeu de guerre". Le problème c'est que mon père a été traumatisé par la Seconde Guerre mondiale et j'ai été élevé dans cette peur de la violence. Je n'avais pas envie de la reproduire pour le plaisir, pour le jeu. Dans Metal Gear, on porte une arme, et on doit parfois s'en servir. Mais ce n'est pas une finalité.



Et dans ce Ground Zeroes, les possibilités de camouflages sont nombreuses et intuitives. Malheureusement, Snake ne peut plus se planquer dans une boîte en carton. C'était pourtant le gimmick de Metal Gear Solid depuis le premier épisode de la saga.

Certains en ont même fait un mode de vie, comme ce cosplayer un peu fauché croisé lors de la dernière Japan Expo (reportage et photo à retrouver ici).

Benjamin, incognito à la Japan Expo © Sébastien Sabiron
   
Metal Gear Solid V : Ground Zeroes disponible sur PS 3, Xbox 360, PS 4 et Xbox
Illustration de couverture : Konami
  


Par Sébastien Sabiron / le 20 mars 2014

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