Les visages du printemps turc: Sevginaz

/ le 03 juin 2013
Les visages du printemps turc: Sevginaz
Elle ne vient pas le soir au Gezi Park, elle habite trop loin, ce serait trop fatigant. Pourtant elle n'a pas l'air fatiguée: c'est avec énergie qu'elle réclame la démission d'Erdogan. Sevginaz sait ce qu'elle veut, et espère que les jeunes qui luttent l'obtiendront pour elle.

 

 

 

Elle fume clope sur clope à l'ombre d'un arbre, une boite de simits à la main. Quand elle répond au micro, ça fait des miettes qui volent dans l'air. Elle s'en fout. Elle n'est pas là pour elle, elle est là pour la Turquie. Elle n'en peut plus de l'entêtement du premier ministre et de son extrêmisme religieux.

 

 

 

 

Elle en a vu d'autres, Sevginaz, mais d'habitude, chacun gueule dans son coin. Remplir un parc comme ça, et imaginer que c'est la même chose à Ankara et dans les grandes villes turques, ça c'est de l'ordre de l'inédit. Et ça donne de l'espoir.

 

 

Il n'y a plus qu'à prier pour espérer que les manifestants ne fichent pas tout par terre en cédant face aux menaces. Un bras de fer, ça doit durer. Elle fait confiance à la jeunesse pour tenir bon.

 

 

Elle parlerait toute la journée. Elle remercie vingt fois pour avoir été interviewée. On la remercie en retour. Une femme au foyer comme ça, ça doit animer une maisonnée...

 

Petite pause entre une clope et un biscuit, par Augustin Arrivé


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/ le 03 juin 2013

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