Les visages du printemps turc: Hanzade

/ le 03 juin 2013
Les visages du printemps turc: Hanzade
Elle dit n'avoir pas vraiment de conviction politique, elle serait même plutôt pro-Erdogan. Si Hanzade s'est pointée dans le parc, c'était pour sauver ses amis, et c'est tout. Parce qu'en les laissant seuls, elle les exposait à des violences policières encore plus terribles.

 

Peut-on travailler dans une ONG et ne pas avoir de conviction politique? Hanzade assure que c'est son cas, et que son travail n'est finalement qu'un boulot administratif. Et pourtant, la voilà engagée à Gezi-park avec les autres, tous les autres, les écolos et laïcistes, les Arméniens et les Kurdes, les homos et les autres. Elle n'a pas forcément rejoint leur lutte, elle explique qu'elle n'est là que pour des raisons de sécurité.

 

 

Et aujourd'hui encore, après avoir pleuré des litres de larmes à cause des bombes de la police, elle ne souhaite pas spécialement la chute d'Erdogan. Etonnamment, elle dit même qu'elle ne voit comment on pourrait le remplacer. Elle espère juste un peu d'honnêteté: qu'on ne la traite pas de menteuse quand elle dit qu'elle a été frappée.

 

 

En réalité, ces affrontements l'ont même faite grandir. Elle sait maintenant comment se défendre, et elle n'a plus aussi peur des gaz lacrymogènes. La police a quasiment facilité son combat pour les jours qui viennent.

 

 

Hanzade n'y prend pas goût pour autant. Plus vite ce sera fini, mieux ce sera, mais pas question de céder après avoir fait tout ça.

 

Hanzade, une engagée en herbe, par Augustin Arrivé

 

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/ le 03 juin 2013

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