Les visages du printemps turc: Clément

/ le 06 juin 2013
Istanbul, ville rebelle: Clément
Il n'est pas Turc, mais qu'importe: il sait que l'attitude du premier ministre Erdogan ne correspond pas à ce que les Turcs attendent. Alors Clément, étudiant en architecture, tente de mettre ses compétences au service de la lutte.

 

Il n’y a pas que des Turcs à Gezi Park, loin de là. Clément est Parisien, étudiant en architecture. Il vient de passer l’année de ses 21ans à Istanbul, en Erasmus. Et la colère du peuple stambouliote, il l’a sentie monter.

 


C’est d’abord cette cause environnementale et patrimoniale, qu’il soutient en occupant le parc. Il travaille à côté, avec son université, sur un festival d’architecture. Un événement modeste mais qu’il espère relier au soulèvement actuel. De ce festival naitront peut-être de nouvelles idées pour occuper Gezi.

 


En attendant que ça prenne forme, il donne déjà beaucoup de son temps aux protestataires, il n’hésite pas à affronter avec eux la police. Il sert d’interprète dans la mêlée et d’homme à tout faire dans les heures calmes.

 


Il se sent investi d’une autre mission : celle d’informer ses amis, restés en France, sur l’évolution de la situation. Parce qu’il a l’impression que le monde se contrefout des gaz lacrymos qu’il se prend dans la gueule.

 

Clément récupère des palettes près du parc Gezi pour préparer son festival d'archi, par Augustin Arrivé

 

D'autres rebelles sont à rencontrer sur lemouv.fr

 

/ le 06 juin 2013

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