Les visages du printemps turc: Can

/ le 06 juin 2013
Les visages du printemps turc: Can
Il ne veut pas retirer ses piercings, ni arrêter les verres en terrasse. Pas question de laisser son pays aux mains des fondamentalistes religieux. Can est un jeune du présent, et il craint que la Turquie plonge dans le passé.

 

Can est né à Istanbul, et il y vit toujours, 27 ans après. Il en connait les coins les plus branchés, entre bars, restos et discothèques. Il sait où s'acheter ses fringues, où trouver les meilleurs disques et comment passer des soirées inoubliables. Mais dans trois mois, à Istanbul, on ne pourra plus boire d'alcool après 22h. Et ça, ça lui pose un problème.

 

 

Il n'en peut plus des discours rétrogrades de son Premier ministre. D'autant qu'avec les années, Erdogan a réussi à insinuer cette morale religieuse dans bien des esprits. Il ne se sent déjà plus aussi libre qu'avant. Les regards lui pèsent.

 

 

Il a connu et adopté la société européenne en étudiant en Belgique et en Suisse. Une fois rentré, les différences lui ont sauté aux yeux. La police, par exemple, à Istanbul, n'est pas une alliée. Il le sait: il vient de vivre toutes les soirées de Taksim. Et il a souffert.

 

 

Il n'abandonnera pas. Il sait qu'il peut avoir de gros ennuis, mais si c'est le prix à payer... Il ne renoncera pas à ses principes.

 

Can et son pote Timour sont prêts à se battre, par Augustin Arrivé

 

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/ le 06 juin 2013

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