Les visages du printemps turc: Aysu

/ le 03 juin 2013
Les visages du printemps turc: Aysu
Elle a monté sa propre plate-forme d'échange sur internet. Et depuis le début des manifestations, elle cherche des méthodes pour communiquer avec ses camarades de lutte. Aysu a déjà réussi à foutre en l'air les systèmes de brouillages des réseaux sociaux, en espérant que le gouvernement ne tente pas de bloquer l'ensemble du web.

 

 

 

A la base, il y a un propos écologiste: pourquoi détruire ce poumon vert en plein Istanbul et installer à la place un triste centre commercial. Aysu ne comprend pas la décision d'Erdogan. Elle qui tente, avec son site internet de troc, de limiter la consommation, et donc le gaspillage, est dégoûtée par son premier ministre.

 

 

 

 

 

Elle était des premières actions, le week-end dernier. Elle a vécu les premières violences policières, quand il n'y avait encore qu'une poignée de manifestants sur la place Taksim. Et très vite, elle a senti le pouvoir d'internet: cette capacité à mobiliser la jeunesse quand les médias classiques n'osent pas parler des protestations.

 

 

Aysu ne croit pas que le gouvernement se risquera à bloquer l'internet turc. La manigance serait trop risquée vis-à-vis de la communauté internationale. Et franchement inutile: elle a plus d'un tour dans son sac (et plus d'un masque anti-gaz). Avec ses amis, elle trouvera un moyen de contourner les systèmes de blocage.

 

 

On n'en est pas là, pour l'instant elle a déniché une application pour smartphone qui permet de transformer le combiné en talkie-walkie. Elle peut communiquer, même sans réseau de téléphone, avec des centaines de Stambouliotes en même temps. La technologie fera peut-être plier le pouvoir politique.

 

On n'a pas vérifié si cette terrasse avait le wifi, par Augustin Arrivé


> D'autres rebelles sont à rencontrer sur lemouv.fr

/ le 03 juin 2013

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