Les visages du printemps turc: Ayse

/ le 03 juin 2013
Les visages du printemps turc: Ayse
Elle rentre de Suède, mais elle va y repartir. Les études. Ayse a juste le temps d'ici-là de tenter de sauver les derniers poumons verts de sa ville. Cette Stambouliote est déjà satisfaite d'une chose: jamais elle n'a vu ses concitoyens unis comme ils le sont actuellement.

 

 

Ayse n'est pas le genre de femme à qui on mettra un voile. Pas question de se plier aux désirs d'Erdogan, cette Turque vit sa vie, libre comme l'air, qu'elle respire à pleins poumons tant qu'il n'est pas encore trop pollué. A 27 ans, elle a un pied à Istanbul et l'autre en Suède, deux visions de l'Europe, deux destins possibles. L'écologie scandinave a de quoi la séduire, elle qui trouve honteux de souhaiter construire un centre commercial à la place du parc Gezi.

 

 

Elle ne tient pas de grands discours sur le réchauffement de la planète ou la pollution des eaux. Elle tire juste ce constat: Gezi est le dernier parc du centre-ville d'Istanbul. Si on le détruit, on ne verra plus d'arbre. L'affaire est aussi simple que ça.

 

Alors elle est descendue dans la rue, et elle vient régulièrement profiter de cet espace vert menacé. Là-bas, elle retrouve des hommes et des femmes, des hétéros et des homos, des jeunes et des vieux, des Kurdes, des Arméniens, des végétariens, des médecins, des artistes... Tous ont leurs propres revendications, et ce dialogue-là, inédit en Turquie, lui plait bien.

 

 

De retour en Suède, elle continuera de s'informer. Par twitter avec #occupygezi et sur Facebook. Elle n'espère pas grand chose des médias turcs. Mais peut-être que les journalistes étrangers ne partiront pas trop vite.

 

Istanbul doit rester cette ville de détente et de fête, par Augustin Arrivé


> D'autres rebelles sont à rencontrer sur lemouv.fr

/ le 03 juin 2013

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