LES LECTURES ALEATOIRES #4

/ le 04 avril 2014
LES LECTURES ALEATOIRES
Donnez du QI à votre week-end avec les lectures aléatoires de Salomé Kiner.

Dans ses Lectures, Salomé partage deux fois par semaine ses découvertes littéraires. Retrouvez ici une sélection élargie, histoire de ne pas être pris au dépourvu.

 

VIVRE VITE, ECRIRE JEUNE

Un truc très beau qui contient tout, Neal Cassady, Ed. Finitude.


De la Beat Generation, on aura surtout retenu Jack Kerouac, Allen Ginsberg et William S. Burroughs.

Tous s’inspirèrent un jour de Neal Cassady, l’ado solaire des rues de Denver. Trop occupé à vivre et à séduire pour boucler le roman dont il rêvait tant, c’est sa correspondance qui fait œuvre chez lui.

Une plume sauvage trempée dans le foutre et l’alcool.

 

 

 

PROBLEMES DE RICHES

La Fête de l’insignifiance, Milan Kundera, Ed. Gallimard


La Plaisanterie
(1968), Risibles amours (1970), Le Livre du rire et de l’oubli (1979)… Pas de doute, Milan Kundera kiffe la joie, les gags et l’insouciance.


Dix ans après son dernier livre, il revient avec La fête de l’insignifiance. Un coup de gueule final aux antipodes de Stéphane Essel : le plus francophile des émigrés tchèques y prône la bonne humeur, synonyme chez lui d’intelligence et d’élégance. Et dénonce l’esprit de sérieux qui mine notre époque. Ah bon ?

 

 

RACONTER LA VIE

Regarde les lumières mon amour, Annie Ernaux, Ed. Seuil


Ok, il y a plus sexy que le supermarché Auchan du centre commercial de Cergy-Pontoise comme sujet littéraire.
Ok, la dernière expérience de ce genre avait été très légèrement surestimée.

Mais c’est sans compter sur le talent d’Annie Ernaux, qui sublime tout ce qu’il évoque.

Un titre de l’ambitieuse collection « Raconter la vie », nouvelle vitrine socio-littéraire des grandes vies minuscules, lancée au Seuil par l’historien Pierre Rosanvallon.  A suivre.

 

 

LE CHOMAGE DES AUTRES

Le bomeur, Nathanaël Rouas, Ed. Robert Laffont


Inventeur de ce néologisme à peine ironique, Nathanaël Rouas sévissait sur Tumblr avant sa consécration littéraire.


A la fois drôle et indécent, il chroniquait le quotidien ordinaire des chômeurs bien rémunérés : hanter les rades branchés, se la jouer DJ, chiner des sons vintage et faire semblant d’être très occupé.

De la « sociobranlodémographie » pour rire de soi – ou des autres, chacun sa m****.

 

 

 

DANS LA POCHE

Ne pas se fier à la couverture, Philip K. Dick, Ed. Folio


Difficile d’épuiser l’œuvre de Philip K. Dick, père spirituel du cyberpunk. On connaît souvent l’auteur le plus prolifique de la science-fiction américaine par les adaptations cinématographiques de ses livres : Blade Runner, Total Recall, Minority Report…

Entre deux crises paranoïauqes et largement sous amphétamines, il a pourtant publié 45 romans, dont Le Maître du Haut Château, et quelque 121 nouvelles.

Ils témoignent tous de son obsession métaphysique récurrente : comment différencier la réalité de notre perception de la réalité ?  

 

 

 


 

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/ le 04 avril 2014

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