Les Britanniques instaurent des prélèvements rectaux sur les surfeurs pour évaluer la pollution

Par La rédaction de Mouv' / le 16 juin 2015
Un surfeur boit l'équivalent de 170 ml d'eau par session. © IBERPRESS/MAXPPP
L'université anglaise d'Exeter et l'ONG Surfers Against Sewage (SAS) mènent une étude sur la résistance des bactéries marines, conséquence de la pollution des océans. Pour cela, elles ont besoin de surfeurs bénévoles. Et de leurs rectums.

L'étude baptisée "Beach Bums" doit permettre aux chercheurs d'analyser les effets de la pollution marine sur le système digestif. Pour cela, il faut des volontaires, 150 surfeurs ou bodyboarders qui sortent en mer au moins trois fois par mois. Chaque participant doit trouver un partenaire qui ne surfe pas afin de pouvoir comparer les résultats.

Un surfeur boit 170 ml d'eau par session

Selon une des chercheuses impliquées dans cette étude, interrogée par l'ONG SAS, les surfeurs ingurgitent dix fois plus d'eau de mer que des baigneurs classiques. Ils sont, de ce fait, plus exposés aux bactéries multi-résistantes aux antibiotiques présentes dans les océans. Calculer l'impact de ces bactéries dans nos organismes pourrait nous éclairer sur les effets de la pollution marine

Et pour obtenir ces résultats, il faut prélever de manière simple et rapide. Les surfeurs bénévoles vont recevoir des kits de prélèvement rectal et enverront leurs échantillons aux scientifiques. Anonymat garanti.

Malheureusement pour ceux qui veulent y mettre du leur en France, impossible. Les bénévoles doivent obligatoirement vivre en Angleterre, au Pays de Galles ou en Irlande du Nord.

 

 

Par La rédaction de Mouv' / le 16 juin 2015

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