Le Ségo-mème Royal s'empare du net

Par Augustin Arrivé / le 24 octobre 2013
Le Ségo-mème Royal s'empare du net
La présidente de la région Poitou-Charentes sait décidément comment occuper les médias. Cette fois, c'est en posant dans la presse avec un drapeau français à la main qu'elle se retrouve en tête des conversations sur les réseaux sociaux.

 

"Qu'on parle de moi en bien ou en mal, l'essentiel c'est qu'on parle de moi", disait Léon Zitrone, dinosaure à lunettes de l'ère jurassique qui, en son temps, commentait à peu près tout ce qui passait à la télévision, du mariage de Lady Di jusqu'aux épreuves d'Intervilles. Ségolène Royal semble avoir fait sienne cette maxime un brin cynique mais diablement vraie à l'heure de l'Internet tout-puissant.

 

La très médiatique présidente de la région Poitou-Charentes se retrouve ainsi aujourd'hui parmi les trending topics de twitter. La raison est dérisoire : elle a posé, pour Le Parisien Magazine (à paraître demain, mais révélé par le Lab d'Europe1), dans un déguisement de Marianne, tunique blanche et drapeau tricolore à la main, façon Liberté guidant le peuple de Delacroix, mais sans les seins. Ceci à côté d'un entretien au titre d'autant plus accrocheur qu'il s'agit, rappelons-le, de l'ex-femme de François Hollande : "Osez monsieur le président".

 

Double-page bientôt culte du Parisien Magazine © Ed Alcock, 2013

 

C'est un très beau coup pour l'hebdomadaire qui s'était déjà fait remarquer en octobre dernier en affichant en couverture un Arnaud Montebourg camelot en marinière avec robot Moulinex dans les bras. L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle n'a rien à envier au ministre du Redressement productif en matière de cyber-impact : les parodies du cliché pullulent sur les réseaux sociaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

La principale intéressée, elle, fait mine de s'en foutre. Sur son compte officiel, elle préfère attaquer aujourd'hui un autre magazine, le Nouvel Obs, et défendre en un tweet son projet de voiture électrique :

 

 

Et à part ça, elle raconte quoi cette interview ? Qu'elle a souvent souffert politiquement : "je suis tombée, je me suis posé des questions sur le sens de mon engagement, je me suis fait mal, je suis parfois resté un moment dans un état de sidération, mais je n'ai jamais été découragée". Ceci avant d'ajouter qu'il faut aller "à contre-courant de l'idéologie dominante". Et que "l'histoire rendra justice" à François Hollande pour son engagement au Mali et en Syrie. Mais de ça, les réseaux sociaux se fichent totalement.

 

Cet été, Andréa Fradin nous avait déjà parlé d'une étude classant Ségolène Royal en tête des pages les plus controversées sur Wikipedia. Devant les OVNI et les témoins de Jéovah !


Par Augustin Arrivé / le 24 octobre 2013

Commentaires