Le hip-hop, remède aux maladies mentales ?

Par Marie Moglia / le 15 octobre 2014
Le hip-hop, remède aux maladies mentales ?
La chanson "Happy" de Pharrell Williams a inspiré des scientifiques qui en ont déduit que le hip-pop pouvait être utilisé comme thérapie dans le traitement de certaines maladies mentales.

Né dans le quartier du Bronx, à New York, en plein coeur des années 1970, le hip-hop pourrait devenir aujourd'hui le remède à certaines maladies mentales. Le Guardian révèle que des chercheurs britanniques ont découvert récemment que ce genre musical pouvaient soigner des troubles tels que la dépression ou la schizophrénie.

Becky Inkster, neuroscientifique de l'Université de Cambridge et Akeem Sule, consultant en psychiatrie de la fondation South Essex Partnership University (SEPT) ont créé Hip Hop Psych - une "entreprise sociale" - pour promouvoir l'utilisation du hip-hop dans le traitement de certaines pathologies mentales.

Selon eux, c'est un genre musical qui fournit aux patients un sentiment d'autonomie et de conscience de soi, armes nécessaires à la réflexion thérapeutique. Bekcy Inkster, citée par le Guardian, explique:

Le public n'imagine pas toute la richesse qui se cache derrière le hip-hop. J'ai grandi dans les années 1990, l'âge d'or du genre, quand il a intégré la culture de masse. Il est plein de référence aux maladies mentales qui n'ont pas été explorées et qui pourraient être un avantage important pour les patients. Nous voulons travailler avec les rappeurs, les oeuvres de charités, les groupes médicaux, etc., pour promouvoir son potentiel réel.


 

"Happy"

Becky Inkster et Akeem Sule ont par exemple envisagé des ateliers d'écriture à l'issu desquels les patients pourraient rapper leurs propres textes. Comme le précise encore Inkster au Guardian:

Beaucoup de rappeurs et d'artistes hip-hop célèbres sont issus de zones urbaines défavorisées qui sont très souvent confrontées à des problèmes tels que, la pauvreté, la drogue, la violence - [des facteurs] qui sont liés à l'augmentation de maladies mentales. Or ces problèmes sont les racines de leurs chansons et de leur langage.


 

Parmi les artistes et morceaux mis en évidence via Hip Hop Psych, il y a le hit de Pharrell Williams, le très positif "Happy" (plus de 460 millions de vue sur YouTube).


Et Becky Inkster d'ajouter:

De manière général, le hip-hop - et notamment le rap - porte souvent des messages qui sont bien plus complexe qu'il n'y paraît. C'est la raison pour laquelle c'est un média idéal pour aider à comprendre leurs problèmes et à y faire face.


 

 


 

(via The Guardian)

Illustration: If Hip-Hop had a voice ©Imperious_Images / Flickr

Par Marie Moglia / le 15 octobre 2014

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