Le green data est-il efficace ?

Par Claire Chaudière / le 29 octobre 2013
Le green data est-il efficace ?
Numérique et écologie, meilleurs ennemis ? Les data centers notamment, ces usines de stockage de données, parfois gigantesques, consomment énormément d'énergie. Depuis quelques années, elles se mettent au vert. Mais cela suffira-t-il à calmer les inquiétudes?

 

Plus vert que vert… Le Green Data a le vent en poupe. Tout le monde s'y met. Finies, en tout cas sur le papier, ces usines de stockages de données, dévoreuses d'énergie, et produisant tellement de chaleur que la survie des infrastructures nécessite une armée de climatiseurs.

 

Certains data centers utilisent l'eau pour refroidir leurs équipements. Les autres construisent des serres pour réutiliser la chaleur dégagée, ou chauffent le centre aquatique local, la pépinière d'entreprises de la commune. Et de plus en plus d’hébergeurs se lancent dans le "free cooling", un terme un peu technique pour parler de "refroidissement par l’air libre".

 

 

Dernier gros data center sorti de terre et utilisant cette technologie économe en énergie : le centre de stockage de données d'Orange inauguré début octobre à Val de Reuil en Normandie. Un site de 16.000m² que Claire Chaudière a pu visiter pour le Mouv :

 

Data center d'Orange en Normandie

 

Enjeux financiers, d’image et enjeux environnementaux sont étroitement liés et expliquent en grande partie cette course aux infrastructures écolos. Google construirait en ce moment dans la baie de San Francisco, un énorme data center flottant qui produirait sa propre énergie à partir des mouvements de la mer, et qui utiliserait l'eau pour le refroidissement !

 

Mais ces solutions sont-elles vraiment efficaces ? Les économies réalisées sont conséquentes. Néanmoins un data center consommera toujours plus d'énergie que ce dont il a besoin pour faire tourner ses machines. Il n'y a pas de solution miracle, même si on peut limiter largement les dégâts.

 

Sauf qu'il faut aussi prendre en compte le fait que d'ici à 2020 l'univers numérique doit en principe doubler de taille tous les deux ans ! Romaric David est membre du réseau Ecoinfo et responsable du centre de calcul de l'université de Strasbourg : 

 

Une croissance en grande partie liée à l'envolée de ce qu'on appelle le "cloud", l’informatique dans les nuages, cette nouvelle façon de délivrer ou d'avoir accès à ses ressources informatiques, désormais partagées. Un cloud qui pourtant à l'origine était une belle promesse, pour Alain Anglade de l'ADEME, l'agence de développement et de maitrise de l'énergie. Mais à l'origine seulement...

 

 

Par Claire Chaudière / le 29 octobre 2013

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