Le carnet de bord des playoffs NBA (Ep.1) : "It’s showtime"

/ le 14 avril 2017
Le carnet de bord des playoffs NBA (Ep.1) : "It’s showtime"
Les playoffs NBA 2017 démarrent et on vous propose de les suivre à notre façon avec les meilleurs moments, les séries chaudes, les boulets à éviter, les beefs, les fails et plein d'autres trucs cool.

 82 matchs, 6 mois de compétition et des dizaines de bêtisiers Shaqtin’ A Fool plus tard, la NBA  accouche de  seize places de playoffs. La suite de la compétition revêt cette année encore un casting hollywoodien, entre les favoris Warriors de Stephen Curry et Cavaliers de LeBron James, les outsiders Rockets de James Harden et Celtics de Isaiah Thomas mais aussi les frissonnants Wizards de John Wall et Thunder de Russell Westbrook. MOUV’ vous invite à suivre cette épopée sur son carnet de bord entre exploits sportifs et frasques truculentes.

 

Le Super Saïyan : Russell Westbrook peut coucher Broly

Russell Westbrook a le sourire, l’espièglerie, l’esprit de contradiction d’un enfant. Et quand le gamin de Longbeach joue, il joue de toutes ses forces. En hiver 2014, une Kardashian au fessier proéminent se vantait d’avoir « break the Internet » sous l’objectif de Jean-Paul Goude ; au printemps 2017, le meneur d’Oklahoma City a lui « break the NBA » sous les projecteurs du Pepsi Center de Denver. Son jouet.

En un seul match, Russell Westbrook est venu mettre la touche finale à l’œuvre de sa titanesque saison en triple double de moyenne (résumée par Brandon Armstrong plus bas). Après avoir fait lever l’arène sur une passe qui fixe le record historique de triple double en une saison, le joueur d’OKC l’a faite taire sur un shoot à trois points au buzzer. Un instant d’une violence inqualifiable.

Alors que la course au MVP se glisse actuellement dans toutes les conversations, Westbrook pourrait avoir mis un terme à son opposition avec James Harden. Même si le barbu claironne que seules les victoires comptent (Houston possède un meilleur bilan qu’OKC), des joueurs incontournables actuels et historiques ont pris position pour le numéro 0 : Damian Lillard, Blake Griffin, Shaquille O’Neal, Scottie Pippen ou encore Oscar Robertson l’ancien détenteur du record de triple double en une saison.

 

La fulgurance : Un complet pour Jonathon Simmons

10 avril, Portland reçoit San Antonio. En plein dans la dernière minute du quatrième quart temps, le gigantesque écran du Moda Center affiche 92-91 quand Shabazz Napier des Blazers inscrit son lancer-franc. Les Spurs remontent la balle. David Lee transmet à Jonathon Simmons qui dépose d’abord en vitesse un Conaughton qui cherche encore l’équilibre avec ses grands bras et explose un dunk monstrueux sur la tronche de Meyers Leonard. « Un complet salades-tomates-oignons et une canette de Mojito, tu peux garder la monnaie. »

 

La série à mater : Gobzilla, bientôt sur vos écrans

« Cocorico » ! Rudy Gobert et son 2 mètres 16 vont enfin pouvoir se mesurer aux playoffs. Depuis son arrivée en NBA en 2013, Gobzilla n’avait jamais vu sa franchise des Jazz si haute dans le classement de la conférence ouest (de la dernière place en 2013/2014 à la cinquième actuellement). Utah s’est même tirée la bourre jusqu’au dernier match avec les Clippers de Chris Paul pour le crucial quatrième spot qui offre l’avantage du terrain. Trop court.

Tant pis, les deux effectifs se revoient dans la nuit de samedi pour en découdre une première fois dans une série qui s’annonce aussi électrique que Philippe Poutou lors d’un débat présidentiel.
Le 13 mars, en saison régulière, Utah reçoit les Clippers et Gobert n’hésite pas à invectiver et à s’imposer physiquement face à ses adversaires du soir. À un moment nez à nez face à Redick, l’autre poussé par Chris Paul, le meneur des Clippers dira même du Français qu’ « il parle beaucoup ».

En même temps, le pivot est en lévitation cette saison avec des statistiques qui le placent en concurrent sérieux au « defensive player of the year » (12,8 rebonds et 2,6 contres en moyenne par match).

 

Le trashtalking : Lance Stephenson, en beef avec toute l'équipe des Raptors

Lance Stephenson ou l’homme qui souffla aux oreilles de LeBron lors de la finale de conférence de 2014. Dans une saison compliquée où le showman a multiplié les pépins physiques et les contrats courtes durées, Larry Bird le rappelle dans la franchise qui l’a vu naître : Indiana. Un retour qu’il compare humblement à celui de Jordan chez les Bulls en 1995…

Et forcément quand il foule à nouveau le parquet de la Bankers Life Fiedhouse, l’odeur du soufre n’est pas loin. Lorsque l’issue d’un match est scellée, la coutume veut que l’équipe victorieuse refuse de jouer la dernière possession pour ne pas aggraver le score. Mais Lance Stephenson se fout des coutumes. Alors que les Pacers mènent de 15 points et que tout le monde s’arrête à quelques secondes de la fin, le trublion file au panier et inscrit son « lay-up ». Tranquille.  Les Raptors n’apprécient pas tellement le geste et Stephenson se retrouve pris en sandwich entre P.J. Tucker et DeMar Derozan. Le Pacers a dépassé la honte, elle est loin dans son rétroviseur mais il n’est pas le seul à la laisser de côté. Stephenson rappelle sur son compte Instagram que la saison dernière, Norman Powell avait écrasé un dunk à quelques instants de la fin d’un match face à Philadelphie. Toronto menait de 22 points.

 

Le "mo’Net" time : Joue-la comme Westbrook

Brandon Armstrong est le Nicolas Canteloup de la NBA. À la différence de Nico, celui qui porte pour pseudonyme BdotAdot5 n’imite pas la voix des joueurs mais leurs attitudes sur le parquet. Les flops de LeBron James, les mâchonnements de Stephen Curry, les « Eurosteps » de James Harden, rien ne lui échappe.

Dans une vidéo de 3 minutes, entre sa piscine et ses transats, Brandon Armstrong revient à sa manière sur les moments marquants de la saison de Russell Westbrook. De son indescriptible passe à rebond entre les jambes de Cory Joseph, à son dunk main gauche sur Clint Capela ou encore son marché honteux face à Golden State, tout y est.

 

 

Par Julien Bihan

 


 

Crédit photo : Kevork Djansezian / Getty Images

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/ le 14 avril 2017

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