Le carnet de bord des playoffs NBA (ep. 9) : Game over ?

Par Julien Bihan / le 09 juin 2017
Le carnet de bord des playoffs (ep. 11) : « Game over » ?
3-0 Golden State. Les Warriors ont des airs d’Avengers en mission, ils pourraient être la première franchise de l’histoire de la NBA à être invaincue en playoffs… Coup de sombrero.

Super Saiyan : KD, encore lui

Difficile de se débarrasser de Kevin Durant, il refuse de lâcher ses finales comme Roger les basques des « sister, sister »:  « Rentre chez toi Roger ». Après avoir volé au dessus des deux premiers matchs, KD s’est taillé une part de l’histoire de la NBA lors de la nuit du mercredi 7 juin.

À 55 secondes de la fin, Cleveland mène de deux points. LeBron James n’en peut plus, il entame sa 46ème minute de jeu mais finit par trouver Kyle Korver dans un coin. L’arrière peut définitivement sceller l’issue du match sur son shoot. En vain. Kevin Durant se déploie, remonte le terrain, s’arrête derrière la ligne à trois points, fait un clin d’œil à LeBron et transperce les filets des CAVS. 114-113. Une différence qui permettra aux Warriors de l’emporter et de sûrement enterrer définitivement les Cavaliers dans la course au titre.

J’ai travaillé sur ce shoot toute ma vie et il est rentré sur ce coup. Sur le moment, c’était une délivrance.


 

Au micro, la voix de Kevin Durant s’éraille, le basketteur semble ému. Il sait que c’est pour vivre ces émotions qu’il a quitté OKC et Russell Westbrook. Il sait que, malgré toutes les insultes essuyées, il devait poursuivre son chemin à Golden State pour s’épanouir pleinement. KD s’apprête à se mettre la bague de champion au doigt et par la même occasion à rafler le titre de MVP des finales.

 

La fulgurance : Danse avec Stephen Curry

La suprématie du King semble fragilisée. La semaine dernière, le démarrage tonitruant de Kevin Durant faisait chuter LeBron James sur le parquet de l’Oracle Arena. Cette semaine, Stephen Curry offre une danse à sa majesté.

Le Warrior file d’abord au panier mais le numéro 23 lui barre la route, il rebrousse chemin, retourne derrière la ligne des « 3 points » poursuivi par James, finalement Curry s’en va dans la raquette pour conclure avec un « lay-up ». Tout va vite, trop vite. Même les arbitres ne sifflent pas la reprise de dribble du meneur, presque impossible à voir en temps réel.

L’image de LeBron James chassant infructueusement Stephen Curry fait le tour d’Internet. Une belle vengeance pour celui que le joueur de Cleveland avait moqué sur deux de ses contres lors des finales de l’année dernière.

 

Trashtalk : Rihanna vs Golden State Warriors

Lors du « game 1 », Riri était au bord du terrain. La superstar n’est pas du genre à rester les bras ballants. Elle se lève pour encourager son chouchou LeBron James, elle « dab » devant les supporters des Warriors, son assistant crie "brick" quand Kevin Durant se lance sur la ligne des lancers-francs. Une supportrice impliquée. Naturellement, chacun de ses faits et gestes ont nourri avec délectation les réseaux sociaux.

En conférence de presse, un journaliste en remet une couche face à Stephen Curry :

Vous n’avez pas banni la musique de Rihanna des vestiaires après le premier match ? Vous ne l’avez pas bannie de votre playlist ?


 

Souriant, le meneur des Warriors lui répond :

Je ne crois pas qu’elle y était au départ.


 

Une autre forme de « crossover » posé par Curry.

 


La petite histoire : Kevin Love et Klay Thompson, le baseball avant le basketball

Depuis trois saisons leurs deux franchises se livrent une bataille acharnée pour le titre NBA, mais enfants Kevin Love et Klay Thompson jouent sous le même maillot… Celui des Lakers. Bizarrement il ne s’agit pas de basket cette fois-ci.

Les Lake Oswego Lakers étaient une équipe de baseball de l’Oregon. Dans les années 2000, les parents du coin intriguent pour rassembler les meilleurs enfants des alentours. L’objectif ? Constituer un effectif capable de jouer la Little League World Series, un tournoi qui réunit les meilleures formations mondiales entre 11 et 13 ans.  Pour cela les Lakers s’appuient sur un batteur puissant d’1m80 et un lanceur talentueux : Kevin Love et Klay Thompson

En 2001, les deux loustiques portent leur équipe à la tête du championnat de leur État mais échouent de peu dans la course à la qualification pour la Little League World Series. Des souvenirs qui marquent une vie. Quand Kevin Love se souvient qu’ « il y avait quelque chose chez Klay qui le démarquait du reste du groupe » ; Klay Thompson, lui, caractérise son ancien compère comme « un enfant phénoménal »… Ça ne l’empêche pas de lui coller une raclée sur les parquets.

Kevin Love (le plus grand), Klay Thompson (en bas à gauche)

 

Le temps mort d’Internet : La malédiction de la famille Kardashian

James Harden, Kris Humphries, Lamar Odom… Trois joueurs de basket dont la carrière a été bouleversée par les fessiers des sœurs Kardashian. Internet a tranché, ils ont été maudits par cette famille. Contre-performance sportive, carrière inaboutie ou encore addiction à la drogue, le trio admet l’impact de leur relation sur leur métier. Le dernier en date, Tristan Thompson.

Lors des finales de l’année dernière Tristan Thompson bondit, domine et termine les Warriors. Précieux dans la raquette, l’intérieur conjugue son agressivité offensive à son agilité au rebond. Avec une moyenne de 10,2 points et de 10,1 rebonds sur la série, son apport est décisif au titre des Cavaliers.

Le 26 octobre dernier, Khloé Kardashian officialise sa relation avec le pivot de Cleveland. Patatra… Cette saison ses finales sont fantomatiques, il traîne sa carcasse pleine de doutes sur les parquets et peine à aligner 3 points et 4 rebonds de moyenne. Pauvre Tristan.

 

La bande-son de la semaine : Game over  ?

Presque tout se jouait lors du « game 3 », un retour à la Quicken Loans Arena qui devait être salvateur pour Cleveland venant d’essuyer deux premières défaites à Golden State. Portés par LeBron James et Kyrie Irving, les Cavaliers y sont presque. Le jeu collectif huilé par Steve Kerr et un Kevin Durant matador permettent aux Warriors de planter Cleveland en fin de match. Les CAVS peuvent-ils se relever ou sont-ils définitivement « game over » ?

En tout cas KD pourrait complètement reprendre les paroles du duc de Boulogne :

J’arrêterai LeBron quand il le faut, je ne ferai pas le match de trop.

 

 

 



Crédit photo : Jesse D. Garabrant

+ de NBA sur Mouv'

 

 

Par Julien Bihan / le 09 juin 2017

Commentaires