Le carnet de bord des playoffs NBA (ep. 7) : Golden State vs Cleveland, le combat continue

Par Julien Bihan / le 26 mai 2017
Le carnet de bort des playoffs (ep. 9) : Golden State vs Cleveland,
C’est fait ! Les Cavaliers et les Warriors s’affronteront à nouveau. Trois finales en trois saisons, il fallait bien planter le décor.

Le Super Saiyan : LeBron James dépasse Michael Jordan

Chaque soir, LeBron James poursuit l’écriture de son incroyable carrière en alliant des statistiques démesurées à une intelligence de jeu rare. Mais le 25 mai, l’étendard de Cleveland a décidé d’aller plus loin. Cette fois, il écrit une nouvelle page de l’histoire de la NBA. À seulement 32 ans, LeBron James devient le meilleur marqueur des Playoffs avec 5 995 points. Il dépasse de huit unités un autre numéro 23, Michael Jordan. Forcément, les comparaisons fusent. L’ailier fort répond avec admiration :

J’ai fait à peu près tout ce que MJ faisait quand j’étais petit. Je shootais des « fadeways » avant qu’on me l’apprenne. Je portais un manchon sur ma jambe que je retroussais pour laisser apparaître la partie rouge. Je portais des chaussures rouges et noires avec des chaussettes blanches. Je portais des shorts courts pour qu’on puisse voir mes « undershorts ». Je ne suis pas devenu chauve comme MJ mais j’y arrive (rires, ndlr)




L’hommage d’un enfant à son idole. En réalité, le sportif LeBron James suit seulement les traces de sa propre carrière. Il établit ses propres standards, sans comparaison avec ceux de ses aînés. Pour ces Playoffs, l’ailier tourne en moyenne à 32,5 points, 7 passes et 8 rebonds. Un bulletin de premier de la classe. Cette régularité lui permet de participer à ses septièmes finales NBA de suite… Pendant ce temps-là, l’humanité le regarde sur différents fuseaux horaires en mangeant des Miel Pops.

La fulgurance : Kyrie Irving, la délicatesse de Ronaldinho et la vitesse d’Usain Bolt

Lors du « game 4 », la Quicken Loans Arena semble fébrile. Elle vient d’être défaite par de vaillants Celtics. En plus, ses Cavaliers sont menés de dix points à la mi-temps et son leader LeBron James cumule 4 fautes. La série pourrait basculer. C’est à ce moment que Kyrie Irving décide de passer à la vitesse supérieure. Il score 21 points en un quart-temps et remet sa franchise sur les rails.

Le meneur cherche à conclure sa performance en beauté. À 45 secondes de la fin, il fait mine de diriger ses partenaires et enclenche une accélération foudroyante. Jae Crowder se met sur son passage. À ce moment précis, Kyrie Irving dégaine une feinte qui conjugue au passé l’ailier des Celtics. Bonnes vacances Jae !

 

La finale à mater : Golden State vs Cleveland, la belle

Pour la troisième fois consécutive, les Warriors et les Cavaliers vont s’affronter lors des finales. Une première dans l’histoire de la compétition. Une rivalité qui se décompose aussi en trois volets : historique, sportif et polémique.

Lors de leur première opposition en 2015, les Warriors jouent un LeBron James esseulé et privé de plusieurs partenaires coincés à l’infirmerie. Sans Kevin Love et Kyrie Irving, Golden State s’impose nettement. En 2016, la cheville fragilisée de Stephen Curry (face à Houston) et les coups de pieds/poings castrateurs de Draymond Green (exclu du cinquième match) ont facilité la remontée de Cleveland.

Cette année tous les effectifs pètent le feu, même pas besoin de mercurochrome. Les deux franchises ses sont même renforcées. Pendant que Golden State a ajouté un troisième steak à son cheeseburger de luxe avec l’arrivée de Kevin Durant, Cleveland s’est construit un banc fiable autour de Kyle Korver et Deron Williams. 

Mais surtout, ils ne s’aiment pas. Un jour, c’est Stephen Curry qui espère retrouver « l’odeur de champagne » dans le vestiaire de Cleveland ; l’autre c’est Lebron James qui parade dans sa ville avec un t-shirt « Ultimate Warrior ». Draymond Green se délecte de cette rivalité face aux Cavaliers un peu comme celle de Booba avec tout le rap français.

 

 Trashtalk : « Je veux détruire Cleveland. »

En octobre dernier, Draymond Green se confie à David Aldridge. L’interview brasse large : les ajustements en défense, l’adaptation de Kevin Durant, la défaite en finale la saison passée… Le journaliste décide à un moment de dévier légèrement vers l’opposition entre sa franchise et celle de Cleveland. Les mots du joueur sont secs :

Si Cleveland s’en sort à l’Est, je veux détruire Cleveland. Pas de « si », de « et », de « mais » à ce propos. Je sais également qu’il y a des étapes pour arriver à ce moment précis. Mais quand nous y arriverons, je veux les pulvériser.



Des propos qui refont surface à l’aube de cette nouvelle finale entre Cavaliers et Warriors. Des propos qui nous rappellent la tension du « game 4 » de l’année dernière entre LeBron James et Draymond Green : balayage de Teddy Riner, coup de poing génital et échanges de regards façon western.

 

Le temps-mort des réseaux sociaux : Les ravages de la calvitie

C’est une maladie qui frappe énormément d’hommes et même quelques femmes. La calvitie est un fléau qui attaque inopinément des crânes innocents. Même s’il n’y a rien de très grave dans la chute de quelques cheveux, elle peut en complexer certains. LeBron James a utilisé tous les bandeaux du monde (tailles, couleurs…) pour masquer sa tête dégarnie, rien n’y fait.

À court d’idées, certains tentent le tout pour le tout. Un acte de désespoir. En 2012, Carlos Boozer se trouve dans une phase capillaire critique. Ça se voit, ça se sait. Mais un soir, lors d’un match face à Boston son crâne est d’un noir éclatant. Un peu trop éclatant même. En réalité, l’ailier fort a utilisé un produit qui obscurcit ses cheveux comme du polish sur une paire de soulier. Un moment qui fait sourire le monde du basket.

Plus personne ne pensait revivre ça à nouveau… Sauf Deron Williams. Classé par Complex parmi les « 20 athlètes ayant besoin d’implants », l’actuel joueur de Cleveland a craqué. Il a repris la méthode Boozer et naturellement Internet ne l’a pas lâché.

 

Deron Williams a-t-il obtenu des astuces de soin capillaire par son ancien partenaire Carlos Boozer avant le game 3 ?


 

 

On dirait que Deron Williams a eu la bombe à cheveux de Carlos Boozer


 

 

Yo Deron Williams, tu pourrais faire un dunk en « moulin à vent » à 360° sur Amir Johnson que je ne pourrais pas te prendre au sérieux avec cette peinture sur tes cheveux


 

La bande-son de la semaine : Plus que jamais, « le combat continue »

Le Combat Continue de Kery James se décline en trois parties comme les finales opposant Golden State et Cleveland :

Voilà le match qu’on attendait, surtout en période tendue…


Vous connaissez la suite.

 

 



 

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Crédit photo : Elsa / Getty Images

Par Julien Bihan / le 26 mai 2017

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