Le carnet de bord des playoffs NBA (ep. 6) : Stephen Curry et Lebron James en feu

Par Julien Bihan / le 19 mai 2017
Le carnet de bord des playoffs NBA (Ep. 7) : Stephen Curry complètement OKLM
La NBA est un univers violent. Une violence qui caractérise la domination de Cleveland et Golden State sur leurs conférences respectives. Deux maîtrises incarnées par l’insolence de LeBron James et de Stephen Curry.

Le Super Saiyan : Stephen Curry, un insolent sans pitié

Double MVP en titre, une femme qui anime son émission de cuisine sur Food Network, une renégociation salariale qui s’annonce « bettencourtienne » ; Stephen Curry coule des jours heureux sous les sunlights de la baie de San Francisco. Mais l’année dernière, les Warriors ont connu un coup d’arrêt historique. La défaite en finale NBA face à Cleveland reste difficile à digérer, ils menaient 3-1. Pour la première fois, chef Curry se sait attendu au tournant.

Après deux premiers tours très tranquilles, Golden State rencontre San Antonio. Un premier test significatif face à une franchise qui affiche le second meilleur bilan de la saison régulière. Lors du premier match de la série, l’Oracle Arena paraît tremblante. Son équipe est menée de 21 points au troisième quart-temps… Et paf ! La cheville du leader des SPURS Kawhi Leonard se tord sur le pied de Zaza Pachulia. Un élément déclencheur qui ne doit pas relativiser la performance de Stephen Curry.

Il empile les 3 points, shoote à plus de 50%, s’arrache au rebond. Surtout il permet aux siens de faire une « remontada » qui enfonce les SPURS. Stephen Curry continue de coffrer des actions qui circulent sur les réseaux sociaux du monde entier. La confrontation qui devrait l’opposer à nouveau à LeBron James en finale de NBA semble plus attendue que le retour des Minikeums.

 

 

La fulgurance : John Wall, le survivant

La problématique est simple au Verizon Center de Washington. Si les Wizards l’emportent face à Boston, ils s’offrent un septième match palpitant, sinon ils peuvent réserver leur date de vacances au camping Trologot dans le nord du Finistère.

Moins de huit secondes au compteur, les premières notes de Final Countdown d’Europe résonnent dans l’arène, Boston mène de deux points. John Wall récupère le cuir, jette un regard sur le meilleur défenseur adverse, et entre un shoot héroïque à 3 points qui donne la victoire à son équipe.

Quelques secondes plus tard, le meneur grimpe sur la table de marque et électrise le public. Malheureusement, il se fera sortir de la compétition deux jours plus tard en s’inclinant sèchement à Boston. C’est sympa la Bretagne !

 

 

La série à mater : « Bienvenue dans le Texas »

Abîmé par la blessure de Kawhi Leonard et de Tony Parker, San Antonio semble mal embarqué dans leur finale de conférence face à Golden State. Samedi, les hommes de Gregg Popovich reçoivent. Lors de la saison régulière, les SPURS se sont montrés intraitables à domicile en ne perdant qu’à 9 reprises sur 41 matchs.

Il se murmure que Kawhi Leonard pourrait être de retour pour le match 3… Avant que sa cheville se torde, ce sont les SPURS qui tordaient les Warriors de 23 points lors de la première confrontation. Un retour à domicile et un blessé qui pourraient tout changer.

 

 

Le trashtalking : Une fessée parlante

Imaginez Patrice Evra mettre une tape appuyée sur les fesses de Pierre Ménès dans les couloirs du Vélodrome après son but de la tête face à Nice… C’est exactement ce qu’il s’est passé le vendredi 12 mai à Washington.

Les Wizards profitent d’une victoire décisive obtenue sur le fil. Enthousiaste, Markieff Morris se dirige vers les vestiaires quand il croise le chemin de Stephen A. Smith, un journaliste clivant d’ESPN. Un chroniqueur qui ne prend jamais des pincettes. Après une défaite de Washington face à Atlanta, il déclare dans l’émission First Take :

 Ce foutu backcourt, je ne sais pas quoi en faire.


 

Visée par la critique en tant qu’ailier fort titulaire, Markieff Morris s’est donc vengée :

Il parle toujours durement. J’ai fait ça dans le feu de l’action, je l’ai vu et je devais faire quelque chose […] C’est la seule chose que tu peux vraiment faire sans le blesser. 


 

Bon choix, la fessée fait le tour d’Internet alors qu’un uppercut aurait fait le tour des tribunaux.

 

 

Le temps-mort des réseaux sociaux : L’imprévisible Kelly Olynyk  

Kelly Olynyk revêt une allure incertaine. Coiffé de la coupe de cheveux d’Emmanuel Petit en moins bien, il assortit son visage du bouc d’un bouc. Le remplaçant des Celtics fait rarement les gros titres. L’intérieur a donc choisi d’y remédier en livrant sa meilleure performance de la saison lors du « game 7 » entre Boston et Washington : 26 points à plus de 70% au shoot. Il joue, à la surprise générale, le rôle principal de la qualification de sa franchise en finale de conférence.

Forcément, la créativité d’Internet a décidé de marquer le coup :

 

 

Le plus grand de tous les temps avec Tom Brady (dernier vainqueur du Superbowl avec les Patriots et icône du football américain, ndlr)


 

 

Kelly Olynik serait-il une version évoluée de Larry Bird ?

 

 

 

Kelly Olynik a trouvé cette bouteille et se l’est enfilée. 


 

La bande-son de la semaine : Des poids lourds « OKLM »

LeBron James et Stephen Curry pourraient actuellement écouter dans les vestiaires le « duczer ». Cleveland et Golden State n’ont pas perdu un match lors des playoffs… « OKLM » !

Un morceau qui illustre la saison de Rudy Gobert. Le Français est fraîchement nommé dans la deuxième équipe-type de la NBA, à quelques points de la première. De bon augure à seulement 24 ans.

 

 


Crédit photo : Theoron W. Henderson / Getty Images

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Par Julien Bihan / le 19 mai 2017

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