Le carnet de bord des playoffs NBA (ep. 3) : Tout se passe comme prévu

Par Julien Bihan / le 28 avril 2017
Le carnet de bord des playoffs NBA (Ep. 3) : Tout se passe comme prévu
Pour le moment rien à signaler… Les favoris au titre, Cleveland et Golden State, balayent leurs adversaires. Les prétendants, San Antonio et Toronto, se font respecter face aux plus petits. La hiérarchie se maintient… Pour le moment. Les Clippers (4ème à l’ouest) sans Blake Griffin, emportés par une yoanngourcuffïte aiguë, pourraient être les seuls à subir un « upset » face au Jazz (5ème à l’ouest) de Rudy Gobert. La malédiction continue à LA.

Le Super Saïyan : Kawhi Leonard, plus inhumain que C-19

 Il se tenait debout à côté de moi l’autre soir, il ne respirait pas ! Je vais vérifier ce que dit le règlement pour m’assurer que les robots peuvent jouer en NBA. Son sang doit être de l’antigel ou un truc comme ça… 


 

La description de David Fizdale, le coach de Memphis, dissipe les doutes. Kawhi Leonard est bien une création d’Akira Toriyama conçue pour détruire la planète NBA.

La nuit dernière, le leader des Spurs a permis à sa franchise de se débarrasser des encombrants Grizzlies. À l’image de sa série, l’ailier a été tranchant des deux côtés du terrain. À la fois impactant en attaque pour ramener son équipe menée de 7 points dans le dernier quart-temps, et précieux en défense pour chiper une balle destinée à Zach Randolph dans les derniers instants. Ses mains de 23 centimètres de long sont partout… Il se pourrait même qu’elles soient sur ton épaule gauche maintenant.

Malgré son titre de MVP des finales NBA en 2001 ou celui de Defensive Player of the Year (2015 et 2016), Kawhi Leonard reste un taiseux, un peu mystérieux. De Charles Barkley à Gregg Popovich, beaucoup s’accordent à penser qu’il fait partie des joueurs les plus importants de la ligue. Peu importe :

Je cherche seulement à être le plus performant possible pour qu’on soit la meilleure équipe possible. C'est ce qui m'intéresse. Ce débat évolue constamment.  Dès qu'un gars fait un bon match et qu'un autre en fait un mauvais, on dit qu'untel ou untel est le meilleur.


La fulgurance : Damian Lillard met Draymond Green sur les fesses

Malgré la journée porte ouverte organisée au Moda Center (45 points encaissés dans le premier quart-temps), le visage des fans de Portland a pu dessiner un sourire. Et comme souvent dans l’Oregon, il dépend des prouesses de leur meneur-rappeur Damian Lillard.

Lors des premières secondes du second quart-temps, Lillard remonte la balle, utilise l’écran de Vonleh puis fissure les ménisques de Green avec un crossover iversonien. La réaction du public vient valider le geste. Pas certain que ça console celui qui pensait pouvoir battre les Warriors en 6 matches.

La série à mater : Atlanta ne veut pas passer à la « trap »

L’opposition est très étriquée, Wahington mène 3-2 et s’envole ce soir à Atlanta pour tâcher de conclure ce premier tour. Au-delà du suspense, les spectateurs suivent une série télévisée car ils s’attachent aux personnages. Entre les Wizards et les Haws, le casting est parfait.

Les meneurs des deux équipes se livrent une bataille épique. Le premier, John Wall, cherche à marquer son territoire face au second, Dennis Schröder. Le joueur de Washington découpe le cercle comme Busta Rhymes une production de Dr. Dre. Il n’hésite pas à dunker sur la tête de son adversaire en lui criant dessus quand il se replace en défense. Le jeune allemand d’Atlanta lui répond en collant 29 points et 11 passes. Propre.

La deuxième opposition se déroule en dehors du parquet, tant Paul Millsap (Atlanta) est supérieur à Markieff Mories (Washington) sportivement. Après le game 1, le talentueux Hawks avait déclaré :

La différence dans ce match est que nous avons joué au basket et eux ont fait du MMA.


 

Quelques jours plus tard, le joueur de Washington expliquait que Millsap était une « pleureuse » auprès des arbitres. Mais dans l’ère du troll, il faut toujours faire face à ses déclarations. Les supporters d’Atlanta avaient donc accueilli le pauvre Markieff avec quelques pancartes représentant le Washingtonien en « crybaby ».

Le trashtalking : Les enfantillages de Robin Lopez

Robin met toujours le premier coup de poing, il est totalement dérangé.


 

C’est ce qu’affirmait Brook, pivot des Nets, au sujet de son jumeau suite aux tentatives de droites échangées entre Robin Lopez et Serge Ibaka plus tôt dans la saison.

Après avoir dépassé le cadre du trashtalking, cette fois son frère tente une approche plus légère. À la bataille au rebond au milieu du game 4 entre Chicago et Boston, Robin Lopez perd sa chaussure. Un pied droit que Jae Crowder décide d’envoyer hors des limites du parquet. Le joueur des Bulls saisit celui des Celtics et avant de se rechausser tente de dénouer les lacets de son adversaire. Il est comme ça Robin.

Le « mo’Net » Time : En attendant Game of Thrones

Pendant que HBO nous fait poireauter jusqu’au 16 juillet pour savoir si vraiment « winter is coming », les trublions de Bleacher Report prennent les choses en main. Depuis quatre saisons au moment des Playoffs, le média s’amuse avec son « remake » : Game of Zones. Lors de sa dizaine d’épisodes, ils ont fait des Spurs les « White Walkers », de Larry Bird la corneille aux trois yeux et même de Drake le troubadour de la NBA.

Game of Zones a fait son retour la semaine dernière. Après avoir pensé la « free agency » de Kevin Durant selon les règles géopolitiques de la série, on y apprend lors de l’épisode 2 que le coach de Houston a décidé de faire de James Harden un meneur en contemplant ses poils de barbes… #NoSpoil.

 



 

Crédit photo : Getty Images 

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