L'UFC tâcle Free et la 3G

/ le 21 novembre 2013
L'UFC tâcle Free et la 3G
L'UFC-Que choisir met à nouveau les pieds dans le plat de la téléphonie mobile. Les opérateurs dégraderaient volontairement les débits 3G pour inciter leurs clients à passer en 4G. Dans le viseur : Free Mobile, lanterne rouge du classement de l'UFC.


UFC VS Free, acte 2. Sébastien Sabiron a joint les deux protagonistes.

 

Début 2013, l'UFC-Que choisir publiait une première étude dénonçant la mauvaise qualité du réseau 3G. Aujourd'hui, l'association réactualise ses chiffres avec le même protocole d'étude (des mesures effectuées en Île de France, à Lille, Grenoble et Toulouse.)

Ses résultats, publiés mardi, sont sans appel : pour lire une vidéo en 3G fin 2013 sur son smartphone, mieux vaux se montrer patient.

   

Si le concept de "non qualité" peut laisser songeur, l'association relève que les débits 3G sont en baisse chez tous les opérateurs, à l'exception de Bouygues Télécom. Mais ce dernier ne propose plus la H + (une sorte de 3G surmultipliée) à ses clients. Ils doivent désormais se contenter de la 3G+, aux débits nettement inférieurs.

 

 

Pour l'UFC, la stratégie des opérateurs est claire : ringardiser la 3G pour inciter les clients à migrer vers des forfaits 4G plus véloces, mais aussi plus chers.

Free Mobile"lanterne rouge des opérateurs"

Après une première passe d'arme au début de l'année, la guerre entre l'UFC et Free est ouvertement déclarée. L'association assure que "les performances de Free se sont très nettement dégradées"  sur le réseau propre de l'opérateur. A l'inverse, les débits s'améliorent en "itinérance", quand le téléphone accroche le réseau Orange, partenaire de Free.

Face à ces attaques, Free a immédiatement répliqué à travers un communiqué laconique. 

Free va saisir la justice contre UFC, qui s'appuyant une nouvelle fois sur une étude partielle et partiale avec une méthodologie très contestable qui ignore la réalité de l'usage tente d'accroitre sa notoriété au détriment de Free.


 

De son côté l'UFC a saisi l'ARCEP, le gendarme des télécoms. Elle lui demande de fixer des "exigences sur une qualité minimale de service pour la 3G". L'association lance également une application gratuite permettant aux consommateurs de participer aux tests de mesure sur tout le territoire français.

Suivez Sébastien Sabiron sur Twitter : (@sebsabiron)

/ le 21 novembre 2013

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