Jay Z : le verdict de son procès pour plagiat

Par Erika / le 26 octobre 2015
Jay Z : la conclusion de son procès pour plagiat
Les amateurs de hip-hop connaissent sans doute le titre culte de Sean Carter alias Jay Z, "Big Pimpin'". Problème, Jay Z a été attaqué en justice en 2007 pour l'utilisation non autorisée d'un sample dans son single. Huit ans après, un verdict tombe. Retour sur l'affaire.

Sorti en 1999, Big Pimpin' était l'un des titres phares du quatrième album du rappeur, Vol. 3... Life and Times of S. Carter, et avait su séduire le public avec ses influences orientales.

Il avait élaboré le titre en collaboration avec Timbaland, sa particularité résidant dans le mélange de flûtes traditionnelles aux sonorités hip-hop.

Plus de dix ans après sa sortie, le titre fait cependant polémique, pour une sombre histoire de plagiat. Le rappeur et producteur a effectivement été accusé d'avoir utilisé sans permission un sample du titre Khosara Khosara, une chanson égyptienne créée par Baligh Hamdi en 1957.

 

 

L'artiste étant décédé depuis, c'est son neveu, Osama Ahmed Fahmy, qui porte plainte en 2007. Jay Z a depuis été entendu par la Cour à Los Angeles mi-octobre, et plus de quinze ans après la sortie du single, huit ans après le lancement de la procédure, une conclusion voit enfin le jour : Jay Z a remporté le procès.

L'argument principal, revendiqué par l'avocat du rappeur ? Ce dernier, conjointement avec Timbaland, aurait utilisé le sample en pensant qu'il était libre de droits. Les deux collègues auraient ensuite payé 100 000 dollars au label pour la licence en se rendant compte de leur erreur.

L'avocat de Fahmy aurait pointé du doigt le fait qu'aucune demande préalable n'ait été adressée, mais le verdict de la cour est sans appel.

La juge, Christina Snyder, tranche :

Fahmy manque d'arguments pour poursuivre sa plainte. Ce n'est donc pas nécessaire de soumettre aux jurés la question de savoir si "Big Pimpin'" porte atteinte à "Khosara Khosara". J'ai consulté des experts en loi égyptienne pour parvenir à cette conclusion.


 

Quoiqu'il en soit, Jay Z échappe à une sévère condamnation, qui lui fera sans doute réfléchir à deux fois avant d'utiliser un titre sans autorisation préalable.

 


Crédit photo : © Debby Wong/Corbis

Par Erika / le 26 octobre 2015

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