Insa : quand le street-art rencontre le gif

Par Erika / le 28 octobre 2015
Insa : quand le street-art rencontre le gif
Cette semaine, focus sur un artiste pas comme les autres, Insa, qui mélange à la perfection Gif et Graffitis dans des œuvres psychédéliques. Épileptiques, s’abstenir !

On ne connaît pas grand-chose d’Insa, graffeur londonien anonyme, si ce n’est l’originalité de ses œuvres. Il y a dix ans, il se met effectivement en tête de relier l’art numérique et le street-art dans ce qu’il appelle le "Gif-ITI", soit un mix entre "Gif" et "Graffiti".

Un procédé aussi malin que son appellation, mais plus fastidieux : il s’agit de repeindre l'oeuvre en décalant minutieusement chaque élément, et d’immortaliser le mouvement par des photos successives. Leur compilation donne vie à l’œuvre, qui prend son essor dans une animation 2D, diffusée sur internet.

Et son dernier Gif-ITI, à Portland, est à son image : décalé, hyper-coloré, avec une note d’absurde. Créé avec des enfants, il reprend les symboles de la ville, des roses, et la mascotte de l’Open School North, une chèvre.

 

Des idées et de l’ambition, Insa en a à revendre. Il a notamment lancé son application, qui permet de visionner l’animation lorsque l’on passe devant l’une de ses œuvres.
 
Et sa dernière folie en date ? Créer la plus grande œuvre animée au monde, photographiée par un satellite !

 

L’initiative n’est évidemment pas inédite. On citera bien entendu Muto, qui utilise un processus similaire pour créer des vidéos. Mais la particularité d’Insa, c’est qu’il surfe avec les codes de la création sur internet, le loop.

 

Quelques exemples de ses Gif-ITIs

 

 

 

Des murs au musée : Internet, la solution gagnante ?

Les gifs sont incontournables d’internet et de notre usage quotidien. Aussi bien utilisés pour illustrer des situations, que pour s’exprimer, ils surfent entre art et communication. Une limite qu’Insa se propose définitivement de briser, en les instituant, une bonne fois pour toutes au rang d’oeuvres.

Du travail d'Insa, une question se dessine : la frontière tend de plus en plus à être rompue dans un monde où le numérique est en plein essor et où la consécration d’une œuvre ne serait, finalement, pas nécessairement liée à son exposition dans un musée, ni sur les murs, mais à sa viralité sur internet.

Il explique :

Avec internet, notre vision de l’art a changé, et je voulais lier les deux mondes. Pouvoir faire exister mes œuvres en ligne me fascinait encore plus que de les exposer dans la rue.




Si les œuvres psychédéliques et colorées d’Insa vous ont plus, n’hésitez pas à suivre son travail sur son tumblr !


Crédit photo : Tumblr

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