I Love Techno France : les raisons d’un abandon

/ le 16 décembre 2014
I Love Techno France : les raisons d’un abandon
Cela devait être le plus grand événement européen en intérieur de l’année. Mais la version française de I Love Techno, n’a pas eu lieu en raison d’une annulation de dernière minute, laissant près de 35 000 festivaliers sur leur faim. Retour sur une soirée plus que frustrante.

 

18h30 : I Love Techno France annonce sur sa page Facebook l'annulation de sa soirée électro près de Montpellier. Une terrible nouvelle pour les 35 000 festivaliers venus de toute la France pour l'occasion. Une centaine d'entre eux ont quand même tenu à se rendre devant les grilles du Parc Expo.

Sécurité

Le matin même, la commission de la sécurité avait rendu un avis défavorable à l’organisation de la soirée. Mais cet avis (déjà négatif les autres années) n’avait jamais empêché la tenue de la manifestation. Outre le système d’alarme non adapté, ce sont surtout les issues de secours en nombre insuffisant qui ont posé problème. La soirée avait rassemblé 27 000 spectateurs l’an dernier. Cette fois-ci, ils étaient 8 000 de plus.

En novembre, la commission de sécurité avait déjà rendu par deux fois un avis défavorable. Les  organisateurs du festival avaient tout de même décidé de maintenir le festival. Mais lorsque l’interdiction municipale a été prononcée ce samedi, ils ont été obligés de faire demi-tour en expliquant « ne pas vouloir être hors la loi ».

Armel Campagna, l’organisateur d’ I Love Techno France est abattu :

Nous sommes effondrés...C’est totalement irresponsable de la part de la commission de sécurité de nous informer si tard.


 

Pourtant le maire de Pérols affirme que l’organisateur avait été prévenu quant aux risques d’annulation si ce dernier ne réduisait pas le nombre de spectateurs.

« Les autres années, le précédent maire avait autorisé la tenue de l’événement malgré un avis négatif de la commission de sécurité car il jugeait que 2000 spectateurs en plus, ça n’allait pas avoir d’impact majeur mais là c’est près de 7000 en plus. Si on passe outre la commission de sécurité, ça veut dire qu’en cas d’incident on prend le risque de mettre les festivaliers en danger », a-t-il expliqué.

Pour le maire de Perrols, Jean-Pierre Rico, la sécurité était "primordiale".

Malgré le jet de quelques bouteilles en verre en direction des responsables de la sécurité, les spectateurs sont restés calmes. Du coup, certains sont allés en discothèque au centre-ville de Montpellier où ils ont eu la bonne surprise d'écouter quelques DJ prévus initialement au festival.

 

/ le 16 décembre 2014

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