Google joue sa petite musique en France

/ le 09 août 2013
Google joue sa petite musique en France
Lancé en mai aux États Unis, le service de musique en streaming de Google débarque en Europe. "Google Play Music All Acces" permet une écoute illimitée sur abonnement. Spotify et Deezer risquent de tirer un peu la tronche.

 

Des millions de titres. C'est ce que promet la page d'accueil de Google Play Music. Quand on y pense, on se dit qu'on n'aura pas assez de notre vie pour tous les écouter. Mais si on a un peu de sous de côté, on peut toujours essayer. 

Florence and the Machine sont copines avec Google

Grâce aux accords signés avec Universal Music, Sony et Warner Music Group, le californien propose une offre pléthorique, sans pub et en promo (7,99 € mensuels) pour toute inscription avant le 15 septembre. Ensuite, il vous en coûtera 9,99 € par mois, strictement le même prix que chez Deezer ou Spotify.
 
Google entre de plain-pied dans la bataille de la musique en streaming, un secteur à croissance exponentielle. Selon le cabinet américain ABI Research, ce type de service comptera 160 millions d'abonnés en 2016 contre 6 millions aujourd'hui. D'où l’intérêt d'avoir une jolie boutique et un catalogue fourni.

Jonathan Landais a joint Philippe Astor, spécialiste de la musique en ligne chez electronlibre :
 

 

Blanchis ta musique piratée en toute légalité

Si vous n'avez pas l'intention de débourser un radis pour le grand méchant Google, vous pouvez quand même utiliser le Download Music Manager. Cet outil permet d'importer jusqu'à 20 000 titres de sa bibliothèque et d'y accéder hors connexion sur son ordi, sa tablette ou son smartphone Android.

Avantage Google sur ce coup, la fonction étant payante chez ses deux concurrents. De son côté Apple propose iTunes Match, un service équivalent, facturé 24,99 € par an et bien entendu incompatible avec Android.

Au passage, ces outils ne font pas la distinction entre les titres que vous avez achetés... et les autres. Une fois votre bibliothèque importée dans le nuage, Google et Apple considèrent que les morceaux vous appartiennent.

Blanchiment en cours

Rien n'empêche ensuite de les effacer de votre disque dur, puis de tout re-télécharger gratuitement, en bonne qualité sonore et surtout sans DRM (ces mouchards censés restreindre ou empêcher la copie privée.) En somme une arme de blanchiment massif à laquelle Pascal Nègre n'a étonnament rien trouvé à redire.

 
Suivez Sébastien Sabiron sur Twitter : (@sebsabiron)
/ le 09 août 2013

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