Fifty shades of Jurassic Park

/ le 03 octobre 2013
Fifty shades of Jurassic Park
Amazon vend une série d’e-books érotiques d'un tout nouveau genre. Ces romans décrivent par le menu les amours interdites entre des jeunes femmes offertes et des dinosaures lubriques. On n'arrête pas le progrès.

 

Une langue de reptile, raide et chaude, se précipitant pour lécher la chair tendre et nue, si soudainement exposée. Azog sursauta au premier contact, mais se détendit à mesure que son corps se réchauffait au contact enivrant de la peau de la bête contre la sienne.



Vous sentez monter la température ? Cet extrait torride est à lire dans l'un des romans d'une certaine Christie Sims : Dans le nid du Vélociraptor. Sa bibliographie dénichée par les petits coquins du Tag Parfait nous plonge dans l'intimité des "créatures" : tyrannosaures lubriques et autres trolls lascifs.

Et les couvertures des e-books tutoient les sommets du glamour.

A l'origine de cette littérature érotique que le Tag Parfait qualifie de "paléozoophile" (avec des dinosaures) et "cryptozoophile" (avec de la zoophilie à peine déguisée) il y a donc Christie Sims, qui signe chaque ouvrage. L'auteure se présente comme une "fille simple du Midwest qui mène une vie normale."

Vus de l'extérieur, ses goûts sont très classiques, mais ses pensées intérieures sont "remplies de gros monstres puissants et solides, qui fricotent avec des filles magnifiques." La bio est agrémentée d'un portrait très sobre de ladite Christie Sims :

Christie Sims, ou l'amour des belles lettres © amazon.com

Bon, ne soyons pas dupes, on se doute bien que ces joyaux de la littérature érotique (tous sortis à quelques semaines d'intervalle) sont pondus au kilomètre par des soutiers de l'édition. En attendant, si vous vous sentez un penchant inavoué pour les amours reptiliennes, il faudra vous contenter d'e-books en anglais. Pas de traduction ou de version papier annoncée.

En même temps, le format numérique est sans doute préférable pour une lecture discrète dans les transports en commun.

Suivez Sébastien Sabiron sur Twitter : (@sebsabiron)

/ le 03 octobre 2013

Commentaires