Facebook débarque en langue corse

/ le 01 octobre 2016
Facebook débarque en langue corse
Le réseau social est disponible en version corse depuis hier. Le résultat d’un gros travail de traduction de plusieurs milliers de bénévoles.

Si vous parlez corse, vous pouvez désormais cliquer sur “mi piace” et non plus “j’aime” sur Facebook. Cette langue régionale vient d’être ajoutée, avec le Peul et le Maltais, à la centaine de langues déjà proposées par le réseau social, à l’occasion de la Journée internationale de la traduction.

Un travail collaboratif

La traduction des menus et de l’ensemble des mots proposés sous chaque post (commenter, j’aime, partager) a été réalisée “bénévolement par des milliers d’internautes corsophones” explique Vannina Bernard-Leoni, une universitaire à l’origine de ce projet collaboratif. En deux ans, plus de 2.000 personnes ont traduit environ 25.000 mots.

Après avoir traduit un premier groupe de mots en 2014, Facebook a mis à disposition des internautes participants une application de traduction collaborative.

Capture d'écran de la page FB in Corsu

 

Un système de vote a ensuite permis de choisir les meilleures traductions pour chaque terme. Un processus inspiré de l’initiative de la communauté bretonne, qui a obtenu l’ajout du breton sur Facebook en 2014. Difficile cependant d’arriver à un Facebook 100% “corsu”. “Facebook ajoute constamment de nouvelles options, donc le pourcentage de traduction n’est jamais complet” indique Vannina Bernard-Leoni.

 

Le corse, langue en danger

Le corse fait partie de la quarantaine de langues traduites de façon communautaires sur Facebook, mais elle fait surtout partie des neuf jugées en danger par l’Unesco. 

L’usage de cette langue régionale varie en effet largement selon la génération. Seuls 90.000 des 320.000 habitants de Corse la parleraient bien, d’après un sondage de 2012 publié par la Collectivité territoriale. A l’écrit, seules 45.000 personnes liraient bien le corse.


 

Crédits photos : page facebook de FB in Corsu
Morgane Heuclin-Reffait

/ le 01 octobre 2016

Commentaires