Facebook à l'assaut de l'Afrique

Par Sébastien Sabiron / le 01 juillet 2015
Facebook à l'assaut de l'Afrique
Le réseau social ouvre son premier bureau africain, à Johannesburg. Objectif : accroître ses revenus sur le continent en développant une offre publicitaire adaptée. Facebook veut tirer partie du marché mobile, premier moyen de communication en Afrique.

Pour Facebook, l'Afrique a tout d'un eldorado, un continent (presque) vierge à conquérir. Le réseau social y revendique 120 millions d'utilisateurs actifs à fin juin, en hausse de 20% par rapport à septembre 2014. 

Pas mal, mais toujours à la traîne comparé à l'Asie (471 millions d'utilisateurs au premier janvier) à l'Europe (307 millions) et à l'Amérique du Nord (210 millions).

Connexions Facebook dans le monde / CC Flickr Michael Coghlan


Même si le nombre d'abonnés est en hausse, l'entreprise génère assez peu de revenus en Afrique : 0,80 $  en moyenne par utilisateur contre 8,32 $ par utilisateur aux Etats-Unis.

Le bureau sud-africain de Johannesburg aura pour mission d'accompagner la croissance du réseau social sur le continent en liant des partenariats commerciaux avec les entreprises de la région. Dans un premier temps, la firme californienne vise les "pays moteurs" d'Afrique subsaharienne (Kenya , Nigeria et Afrique du Sud).

Le mobile en ligne de mire

Particularité géographique : sur le continent africain, le mobile a connu la plus forte croissance mondiale. En Afrique, 80% des utilisateurs de Facebook se connectent via leur téléphone portable.  C'est donc sur cette plateforme que le californien lancera son offensive.

Concrètement, Facebook va lier des partenariats avec des opérateurs mobiles et des agences publicitaires. C'est déjà le cas avec internet.org, qui grâce à des partenariats, offre un accès gratuit à quelques services sur internet. 

De l'art de jongler entre les opérateurs africains / CC Flickr jbdodane


Le réseau social devra aussi s'adapter à certaines contraintes, comme le bas débit des connexions mobiles dans de nombreux pays africains. Les pubs devront également être adaptées au petits écrans basse résolution, encore très répandus malgré la montée en puissance des smartphones.

 


Image d'illustration : CC FLickr mkhmarketing

Par Sébastien Sabiron / le 01 juillet 2015

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