Etat d’urgence : Wifi et Tor dans le viseur du gouvernement

/ le 08 décembre 2015
Etat d’urgence : Wifi et Tor dans le viseur du gouvernement
Fini les hot-spots dans les gares ou les cafés ? Selon une note interne que s’est procuré « Le Monde » le ministère de l’Intérieur envisage de restreindre les libertés sur internet dans le cadre de l’état d’urgence. Rien n’a été décidé, ce ne sont pour l’instant que des hypothèses. Alors de quoi parle-t-on ?

MAJ le 9 décembre 2015 : Manuel Valls a assuré que l'interdiction des accès à Internet via des Wifi publics n'était "pas une piste envisagée" par le gouvernement. Il écarte aussi une interdiction de l'outil d'anonymisation sur internet TOR.

Interdire les connexions Wifi libres et partagées

Aujourd’hui c’est à vous de choisir si vous voulez sécuriser ou non votre réseau wifi. Généralement on vous incite à le faire : ca vous évite d’avoir des problèmes si quelqu’un se sert de votre connexion pour faire du téléchargement illégal par exemple. Cette mesure d’interdiction permettrait à la police d’avoir des adresses IP précises et d’être plus rapide pour identifier d’où viennent d’éventuelles menaces ou le profil d’un suspect.

 

Interdire le réseau TOR

Il permet de naviguer anonymement sur le net. Il n’est pas plébiscité par les internautes mais par les hackers, les cybercriminels et peut - être les terroristes. C’est aussi un moyen pour certains activistes censurés dans leur pays de s’exprimer. Le souci c’est que comme c’est un réseau « fantôme » il sera difficile techniquement de le bloquer. Mais la Chine ou l’Iran l’ont déjà fait.

 

Identifier les applications de téléphonie sur Internet (ou VoIP).

Ce que veut le ministère c’est "obliger les éditeurs à communiquer aux forces de sécurité les clés de chiffrement" et les inciter à ouvrir des backdoors pour avoir accès à des conversations normalement sécurisées.

Les textes de loi pourraient être publiés dès janvier 2016.

 

 


 

Crédit photo : FlickR - Creative Commons

 

/ le 08 décembre 2015

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