Edward Snowden trouve refuge au ciné

Par Augustin Arrivé / le 15 mai 2014
Edward Snowden trouve refuge au ciné
Sony vient d'acheter les droits d'adaptation de "Nulle part où se cacher", l'enquête de Glenn Greenwald sur le lanceur d'alerte américain. Edward Snowden sera donc transposé sur grand écran, avec, aux manettes, les producteurs des derniers James Bond.

 

L'échec public du Cinquième pouvoir, long-métrage avec Benedict Cumberbatch incarnant Julian Assange, n'a pas freiné les ardeurs d'Hollywood. Il y aura bien un film sur Edward Snowden, son combat contre la NSA et sa traque internationale. Il faut reconnaître que l'histoire est épique et offre un scénario en or aux grands studios pondeurs de biopics.

Nulle part où se cacher, le livre du journaliste Glenn Greenwald est sorti ce mercredi 14 mai (publié en France aux éditions Jean-Claude Lattès) et ses droits d'adaptation ont déjà été achetés par Sony. Ce sont Barbara Broccoli et Michael G. Wilson, producteurs de tous les James Bond depuis Tuer n'est pas jouer (en 1987), qui vont plancher dessus. Pour une histoire d'espion, voilà qui relève d'une logique implacable.

 

Glenn Greenwald, l'auteur de "Nulle part où se cacher", ravi de la vente des droits de son livre © AFP

 

Glenn Greenwald, ancien avocat, est l'homme qui avait récupéré des mains de Snowden les fameux documents secrets à l'origine du scandale. Il a diffusé l'affaire PRISM dans le Guardian. Ce livre est une extension très politisée de ses articles : il y développe l'idée que les Etats occidentaux utilisent le prétexte de la lutte anti-terroriste pour contrôler le peuple.

Que cette thèse soit récupérée par un géant de la technologie comme Sony peut sembler cynique, et ça l'est probablement. Mais le géant japonais n'en est plus à son coup d'essai : c'est déjà ce studio qui avait mis en branle The Social Network, sur la création de Facebook. L'auteur, lui, se dit ravi : "Ca va permettre de toucher plein de gens qui ne s'y seraient pas intéressés autrement." Il espère un résultat proche des Hommes du président, chef-d'oeuvre sur le Watergate.

 

On surveille aussi les internautes anglais. Et on en parle par là.

Même jouer à Angry Birds peut devenir dangereux. La preuve par ici.


Photo de couverture : Cc FlickR Abode of Chaos

 

Par Augustin Arrivé / le 15 mai 2014

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