Dubsmash, l'appli play-back déjà interdite

Par Sébastien Sabiron / le 16 décembre 2014
Subsmash, la killer app du moment
Lancée mi novembre sur les plateformes mobiles, Dubsmash est déjà interdite sur YouTube. Elle permet de se filmer sur des playbacks de chansons ou de films et d'échanger les vidéos via mobiles ou les réseaux sociaux. Quitte à égratigner les droits d'auteurs.

 

MAJ le 16 décembre 2014 : suppression du compte YouTube des créateurs de l'appli Dubsmash

 

"Vous voulez un whisky ?  - Juste un doigt... - Vous voulez pas un whisky d'abord ?"  Vous n'avez pas pu échapper ces derniers jours à ces vidéos publiées sur leurs murs par vos cyber connaissances. A mi-chemin entre le selfie et le lipdub, Dubsmash (gratuite sur Android et iOS) permet de se mettre en scène en s'appropriant des centaines de chansons et de répliques cultes.


Les vidéos peuvent s'échanger sur WhatsApp ou par MMS et se partager sur Facebook (une sélection des meilleures contributions françaises par ici), Instagram, Vine... Un peu partout en fait.

Très simple d'utilisation, Dubsmash a déjà été adoptée par des milliers d'utilisateurs européens. Développée par un studio allemand, elle figure en tête des téléchargement gratuits dans les deux boutiques mobiles. Un succès surprise, en passe de détrôner Vine et les autres applis vidéo, alors que l'on pensait le secteur saturé.

Captures d'écran iOs et Android


En associant le principe du selfie à à celui du playback, Dubsmash donne déjà lieu à pas mal de lipdubs de potes et d'entreprises. Et après le succès du Ice Bucket Challenge, quelques "people" se sont déjà prêtés au jeu.

T es tendu !!

Une vidéo publiée par @cauetofficiel le

 

Chef ! Oui chef ! @adeleexarchopoulos

Une vidéo publiée par Jeremie Laheurte (@jlaheurte) le

 

 

Reste un problème, de taille : Dubsmash s'assied totalement sur les droits d'auteur. Aucune des séquences sonores utilisées ne donne lieu à une rétribution des ayants droits. Mobile Motion GmbH, à l'origine de l'appli évoque le "droit de citation", qui permet d'utiliser gratuitement un extrait d’œuvre à condition qu'il soit très court.

Mais ce droit ne s'applique pas de la même manière dans chacun des pays d'où proviennent les playbacks. Ces "dubsmashes" sont donc censés n'être utilisés que dans un cadre privé. YouTube a préféré agir avant que ça s'envenime : la plate-forme de Google vient de supprimer l'un des principaux comptes Dubsmash de son site. Il va encore falloir beaucoup de temps avant de réussir à purger toutes les vidéos illicites (cet article en est la preuve), mais c'est un début. Vine va-t-il suivre ?

 


 

Image d'illustration : capture d'écran Dubsmash.com.

 

Par Sébastien Sabiron / le 16 décembre 2014

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