Les drogues préférées des rappeurs

Par Marie Moglia / le 19 mai 2014
Les drogues préférées des rappeurs
Codéine, cocaïne, ecstasy, alcool, médocs, marijuana... Autant de substances que les rappeurs ingurgitent et qui sont censées les inspirer. A tel point que c'est devenu l'objet d'une étude statistique, à découvrir ici.

 

Dans la lignée du projet data de Matt Daniels sur le vocabulaire des rappeurs, le site Project Know a réalisé une analyse autour du nombre de références à la drogue utilisées dans leurs titres, à partir du site Rap Genius. Conclusion : c'est le sizzurp, ce sirop codéiné devenu très populaire depuis 2007, qui a enregistré la plus forte progression.

Egalement appelée "purple drank",  cette mixture est très populaire auprès des rappeurs du sud des Etats-Unis. Sizzurp, lean, syrup, drank, purple jelly, Tsikuni, Texas Tea... Il existe plusieurs appellations pour ce cocktail violet à base de codéine et de prométhazine, un médicament sédatif.

 

Apparue à Houston dans les années 1960, la purple drank est devenue un phénomène au cours des années 1990, quand le rappeur DJ Screw l'évoque dans plusieurs de ses titres de l'époque. Un exemple avec ce morceau :

 

Plus récemment, cette "purple drank" a fait parler d'elle sur Twitter puisqu'elle est la cause d'un dérapage du rappeur Gucci Mane. Complètement défoncé au "sizzurp", il a en effet envoyé plusieurs tweets révélant sa relation passée avec Nicki Minaj.

De plus en plus de succès pour Molly

Même constat pour l'ecstasy ou la MDMA, surtout appellé Molly, de plus en plus évoquée dans les textes à partir de 2010.

 

Toutefois, si la codéine et l'ectasy sony de plus en plus cités par les rappeurs étudiés, ces drogues sont loin de détrôner la marijuana. A partir de 1993, celle-ci est fréquemment citée sous plusieurs appellations.

 

Plus globalement, Project Know a relevé que sur 22 000 morceaux étudiés, près de 20 000 d'entre eux évoquent la consommation de cocaïne ou de marijuana. Et en troisième place, il y a la codéine, avec presque 6 000 récurrences. L'ectasy et les drogues pharmaceutiques semblent faire moins d'effets. Du moins, ça dépend de l'artiste...

 
L'étude ne se contente pas d'analyser le nombre de références à telle ou telle drogue : elle a procédé à un classement des artistes par drogues consommées. C'est donc le rappeur Lil B qui a l'apanage de la codéine, mais aussi de la cocaïne et de l'ectasy. Eminem est plutôt friand des drogues pharmaceutiques. Et c'est le groupe Three 6 Mafia qui arrive en tête du classement sur la consommation de marijuana.


Par Marie Moglia / le 19 mai 2014

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