Don't Give It to Russian

/ le 26 mars 2014
Don't Give It to Russian
Avec la campagne "Don't Give It to a Russian", certaines ukrainiennes pratiquent la grève du sexe afin de protester contre l'annexion de la Crimée par les russes. Une méthode qui a déjà fait ses preuves...

 

Après l'annexion de la Crimée par la Russie, certains Ukrainiens ont décidé de boycotter les produits venant de l'envahisseur russe. Certaines ukrainiennes ont même décidé d'opter pour une solution plus radicale : se refuser au plaisir russe...

La grève du sexe !


Voici l'affiche de la campagne Don't Give It to Russian où les deux mains réunies suggèrent la forme d'un vagin.

Cette grève du sexe souhaitée par certaines ukrainiennes encourage les femmes à combattre l'ennemi par tous les moyens, afin de protester contre la situation en Crimée

La campagne emprunterait ce slogan à un poète ukrainien Taras Shevchenko, qui encourageait les femmes à tomber amoureuses, mais surtout pas des russes.

Et comme toute campagne qui se respecte, des T-shirts à slogan ont été créés pour l'occasion.

 

 

Quelques jours après son lancement, cette opération a déjà fait parler d'elle sur Internet en Russie. Certains blogueurs russes n'ont pas hésité traiter les initiatrices du projet de "prostituée" comme Egor Prosvirnin, rédacteur en chef du site nationaliste russe Spoutnik & Pogrom.

Derrière cette campagne, deux femmes ambitieuses. L' une d'entre elles, Katerina Venzhik, est éditrice d'un site informatique Delo.UA à Kiev. L'autre se nomme Irina Rubis, chef de la direction du portail d'entreprise Ekonomika Communication Hub.

 Katerina Venzhik et Irina Rubis arborant fièrement leurs T-shirts

 

Une méthode qui remonte à l'Antiquité...

Les ukrainiennes ne sont pas les premières à proner cette méthode de protetation. Aristophane, dramaturge grec, est le premier à concevoir une grève du sexe comme ultime moyen des femmes pour se faire entendre. Dans sa comédie Lysistrata, écrite en 411 avant J.-C., il met en scène la belle athénienne Lysistrata, qui réussit à convaincre toutes les femmes des cités de commencer la grève du sexe pour faire cesser la guerre entre Athènes et Sparte.

Cette méthode a été plusieurs fois reprises par les femmes dans l'Histoire...

Grève du sexe partout

Au Libéria

En 2002, Leymah Gbowee, lauréate du prix Nobel de la paix en 2011, lance une grève du sexe pour contraindre le président du Liberia, Charles Taylor, à associer les femmes de la même manière que les hommes au processus de paix. Celui-ci ne résiste pas à la pression et cède !

Au Kenya

Rebelote au Kenya en 2009, où la grève est pratiquée pour forcer au dialogue. En mai 2008, le mouvement est organisé par l'Organisation de développement des femmes, il clame haut et fort "Pas de réforme, pas de sexe !". Pourquoi ? Pour interrompre la crise politique entre le président Mwai Kibaki, et le premier ministre Raila Odinga. Patricia Nyaundi, avocate membre de l'organisation, avait également demandé aux épouses du Premier ministre et du président, de cesser les échanges intimes avec leurs maris.

Les grandes décisions sont prises sur l'oreiller, donc nous demandons aux deux dames (les épouses du Premier ministre et du président) lorsqu'elles se retrouvent dans l'intimité avec leurs maris, de leur demander : 'Mon chéri, peux-tu faire quelque chose pour le Kenya ?


 

Un dédommagement pour les prostituées est même anticipé pour qu'elles aussi s'associent au mouvement et interdisent toute échappatoire aux mâles en manque. Avec l'aide d'ONG féminines, l'objectif est atteint. Suite à cette action, les deux hommes s'étaient rencontrés à plusieurs reprises.

 


Via The Atlantic et le Monde

 

 

/ le 26 mars 2014

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