"Deadpool", l'anti "Avengers" [cinéma]

Par Sébastien Sabiron / le 10 février 2016
"Deadpool", l'anti Avengers [Ciné]
C'est l'anti-héros Marvel le plus décadent du moment. Deux jours avant sa sortie US, "Deadpool" débarque sur les écrans français. Violent, trash, subversif, il dépoussière le genre à grands coups de katana et de vannes graveleuses.

 

Ce n'est pas le plus connu, mais sans doute l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. Avant de revêtir le costume de DeadpoolWade Wilson est un ancien tueur de la CIA. Condamné par un cancer, il accepte de servir de cobaye à un laboratoire canadien.

L'opération le dote d'un pouvoir de régénération, mais détruit sa peau. Et le gars l'a vraiment mauvaise.
 


Créé en 1998 par Rob Liefeld et Fabian Nicieza, Deadpool est décrit comme un super-héros psychopathe, sadique et mégalo. Adulé par bon nombre de fans, il n'avait fait qu'une apparition (aseptisée) au cinéma dans X-Men Origins, déjà sous les traits de Ryan Reynolds
 

Deadpool © Twentieth Century Fox


Pour ce premier film entièrement centré sur le personnage, les fans pouvaient craindre une adaptation édulcorée de la BD. Il n'en est rien. Deadpool va très loin dans la violence et dans l'humour noir.

Pas une scène de baston sans jets d'hémoglobine, ponctués par des punchlines bien senties de l'anti-héros en rouge et noir. C'est pop, c'est trash et ça décape. 
 

A droite, "les héros". A gauche, les "gros cons" © Twentieth Century Fox


Construit en une série de flash-backs qui dévoilent peu à peu les origines de Deadpool au fur et à mesure, le film mise quasiment plus sur la comédie que sur les scènes d'action. Il faut dire que Twentieth Century Fox (le studio détenteur d'une partie des droits Marvel dont la franchise X-Men) a savamment dosé les risques en ne consacrant "que" 50 millions de dollars à Deadpool.

Un budget ridiculement bas pour un film de super-héros, comme le confirme Ryan Reynolds, également producteur du film : 

La FOX m'a dit : "OK, on va faire ton Deadpool, mais on ne te donnera pas le budget d'X-Men". Il nous ont donné l'équivalent de ce que d'autres films dépensent juste en budget cocaïne. Donc chaque dollar comptait. Heureusement, le réalisateur Tim Miller possède sa propre société d'effets spéciaux. Donc il a pu faire un truc aussi génial qu'"Avengers", mais pour bien moins cher.



Wade Wilson (Ryan Reynolds) et Vanessa Carlysle (Morena Baccarin) © Twentieth Century Fox


Et le résultat est largement à la hauteur des attentes. Deadpool dynamite un genre qui a tendance à se reposer sur ses lauriers (voir Avengers II, décevant, malgré un budget conséquent).

Totalement interdit en Chine pour sa violence et ses dialogues crus, le film sort aux États-Unis assorti d'une "classification R" (les moins de 17 ans doivent être accompagnés d'un adulte). En France, l'interdiction se limite aux moins de 12 ans. Alors foncez et comme dit l'affiche, soyez prêts à prendre votre pied.

Deadpool et Negasonic Teenage Warhead © Twentieth Century Fox


Deadpool, de Tim Miller. Avec Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein. Twentieth Century Fox. Sortie le 10 février.

 


Images d'illustration : © Twentieth Century Fox

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