Copé évalue le coût du pain au chocolat de “10 à 15 centimes’’

Par Baptiste Le Guay / le 24 octobre 2016
Copé évalue le coût du pain au chocolat de “10 à 15 centimes’’
Invité sur Europe 1 lundi, le candidat des primaires de la droite et du centre a estimé le prix d’un pain au chocolat à la somme ridicule de 15 centimes d’euros. Une gaffe colossale. Ceci dit il n’est pas le seul politique à se tromper dans ces évaluations.

Le matin du 24 octobre, le candidat pour la primaire des Républicains Jean-François Copé a été interrogé sur le prix d’un pain au chocolat. Sans savoir, le candidat a répondu qu’il était "aux alentours de 10 à 15 centimes". Une estimation loin de la réalité car, en boulangerie, une chocolatine coûte entre 1 à 1,5€. Que peut on s'acheter avec 15 centimes ? A la décharge de l'ancien patron de l'UMP, Buzzfeed a tout de même (ici) repéré des viennoiseries à ce prix-là, mais à condition d'en acheter dix, de petit format, dans une enseigne bien précise de grande distribution.

 

 

Une ignorance partagée par d’autres politiques. Jean Paul Huchon (ancien président de la région Ile-de-France) s’était en effet trompé en 2012 sur le prix d’un carnet de tickets de métro en l’estimant à 15€ au lieu de 11,60 (14,50€ maintenant). Après s’être moquée de lui, Nathalie Kosciusko-Morizet, la candidate de la primaire Républicaine, s’était elle-même trompée sur le coût d’un ticket de métro à "4 euros et quelques" au lieu de 1,90 euros à l’unité aujourd’hui.

 

 

Lors d’un débat télévisé en 1981 pour la présidentielle, François Mitterrand avait collé son adversaire en lui demandant combien coûtait une baguette à son adversaire Valéry Giscard d’Estaing. Une question qui l’avait embarrassé et où il s’était trompé.

Christian Estrosi s’était aussi trompé sur le prix du timbre mais de manière moins flagrante (avec 4 centimes d’écart). Il l'avait estimé à "52 centimes d’euros" au lieu de 56, lui qui voulait changer le statut de La Poste.

 

 

Ce genre de questions, loin d’être anodines, nous montrent que les choses de notre vie quotidienne comme un pain au chocolat ou un ticket de métro sont souvent ignorés pour une partie de la classe politique. Un exemple de plus qui confirme le fossé entre le peuple et certains de ses dirigeants.

 


Crédit photo : Getty image Aurélien Meunier

 

Par Baptiste Le Guay / le 24 octobre 2016

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