Clément, itinéraire d'un antifa

/ le 07 juin 2013
Clément, itinéraire d'un antifa
No Pasaran ! C'était le crédo de Clément. C'est celui des militants antifascistes. La famille des "antifas" est en deuil. Leur camarade est tombé, mortellement blessé, lors d'une bagarre avec des skinheads. Un hommage lui a été rendu partout en France.

 

Une soixantaine de cortège. Des pleurs, et des fleurs. De la tristesse et de la colère. Des slogans :

Le fascisme, c'est la gangrène, on l'élimine ou on en crève.


 

Plus de 15 000 personnes ont manifesté jeudi soir dans toute la France en hommage au jeune militant d'extrême gauche, Clément Méric, mort cette semaine, après avoir été violemment frappé lors d'une bagarre avec des skinheads à Paris.

Les antifas en deuil.

Clément Méric, 18 ans, venu de Brest pour faire ses études à Sciences Po Paris. Il était militant, engagé auprès du syndicat Solidaires et du groupe Action Antifasciste Paris-Banlieue. Ces derniers dénoncent "un crime politique" et voient dans ce drame le dérapage que beaucoup craignaient après plusieurs mois de radicalisation du débat autour du Mariage pour tous, sur fond de montée du Front National.

Jeudi, les "antifas" ont alterné entre cris de rage au grand jour et moments de recueillement, lors d'un rassemblement intime, rue de Caumartin dans le IXeme arrondissement de Paris, sur les lieux du drame.

Militants de l'Action Antifasciste Paris-Banlieue. Les "camarades" de Clément. Indignés.

 

Reportage de Benjamin Illy, lors de l'hommage rendu à Clément, rue de Caumartin :

 

Un autre rassemblement, inité par le Parti de Gauche et le Parti Socialiste, s'est déroulé plus tard dans la journée à Paris, place Saint-Michel. Les antifas ont dénoncé la "récupération" politique du drame.

Serge Ayoub au "Local", lieu de rassemblement de son mouvement.

 

Pendant ce temps, Serge Ayoub avait mis sa plus belle veste pour recevoir à tour de rôle les journalistes dans une entreprise de "dédiabolisation". Une opération de communication pour le leader des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires qui réfute toute implication de son groupuscule. Plusieurs personnes mises en cause dans cette affaire seraient pourtant proches de ce mouvement.

 

 

 

Récit de cette journée, vue de chaque côté, avec Benjamin Glaise et Benjamin Illy dans le 8-9 du Mouv' :

 

Ce drame pose la question de l'influence réelle de ces groupuscules d'extrême droite. Nous en parlions sur notre antenne, avec Jean-Yves Camus, politologue, spécialiste du sujet. Il répond à Amaelle Guiton : 

 

Minute de silence pour Clément, le poing levé.

 

/ le 07 juin 2013

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