Ce que la Suisse apporte à la musique

Par Augustin Arrivé / le 01 août 2013
Ce que la musique suisse apporte au monde
En 1291, les cantons d'Uri, Schwytz et Nidwald prolongeaient leur pacte fédéral. On s'en fout, mais c'était début août et du coup, sept siècles après, aujourd'hui, 1er août, les Suisses célèbrent leur fête nationale. En musique, évidemment.

 

C'est la fête nationale suisse ! Entrons dans le vif du sujet avec un petit blind-test helvète concocté spécialement pour vous :

 

Vous trouverez toutes les réponses ci-dessous, accompagnées de bien d'autres artistes. La Suisse regorge de talents !

 

Evacuons d'emblée le gros cliché sur la musique suisse : le yodel. Oui, il existe encore de ces groupes traditionnels de yodlers, en costume vert et chapeau à plumes qui lalalaïtounent en coeur au milieu des paturages façon Heidi. C'est le cas d'Oesch's Die Dritten, charmante famille de l'Oberland bernois :

 

 

Mais la musique suisse ne s'arrête évidemment pas là. Déjà, je vous raconte un peu ma vie : mon tout premier concert fut un concert suisse. Mes courageaux parents m'avaient accompagné écouter Henri Dès, à une époque où ses moustaches rendaient féérique le moindre trajet en voiture jusqu'à l'école :

 

 

Bien avant ça, avant même ma naissance, la Suisse s'était fait remarquer en devenant l'autre pays du disco. Les Suédois avaient Abba, les Helvètes s'ennorgueillaient de Patrick Juvet et ses magnifiques vestes à paillettes rouges, couleur du drapeau national.

 

 

L'autre star de leur musique, c'est évidemment Stephan Eicher, l'ex-leader du groupe de cold-wave Grauzone qui a lâché son frère guitariste pour devenir le chanteur que l'on connait, fignolant des tubes imparables avec un accent qui n'appartient qu'à lui.

 

 

Stephan Eicher qui est aussi, signalons-le pour la millième fois, le sosie de son compatriote Roger Federer, même s'il joue moins bien au tennis.

Voilà pour les références évidentes. Et puis il y a les autres. L'une de nos chouchoutes, sur Le Mouv', s'appelle Sophie Hunger, passée par le studio de Christophe Crénel dans Rodéo en direct des Vieilles Charrues 2010 :

 

 

Autre festival, mais on lâche la guitare pour plonger dans le rap de La Gale. De son vrai nom Karine Guignard, la Suissesse jouait à domicile au Paléo Festival l'an dernier. Et cette année, elle est passée dans nos couloirs, chez François Saltiel, pour un live dans Francosonik avant de rejoindre le Printemps de Bourges.

 

 

Autre style avec les métalleux de Nostromo. Les initiés nous corrigeront en disant qu'ils font du hardcore/grind. Un groupe démantelé en 2005. Le bassiste Taverne rejoindra une autre formation du genre, Knut. Mais ça ne nous empêche pas de réécouter cette douce sérénade, Collapse, millésime 2000.

 

 

La Suisse compte également un tube de l'été interplanétaire : Chihuahua, par DJ Bobo, popularisé par une publicité Coca-Cola au coeur du caniculaire mois de juillet 2003. J'en avais pondu une analyse de texte moins brillante que le morceau original.

 

 

DJ Bobo, il faut avouer que c'est un chouette nom de scène. Mais ce n'est rien par rapport à celui choisi par le groupe Explosion de Caca. Artistiquement, on reste dubitatif, mais rien que pour le pseudo et les costumes, on vous en livre un petit extrait :

 

 

On pourrait continuer longtemps comme ça : les Young Gods, Ventura, Celtic Frost... Il ne faut pas oublier les artistes naturalisés. Il y en a quelques uns. Pas Johnny Hallyday, qui n'a pas son passeport malgré son chalet à Gstaad. En revanche, Marie Laforêt est bien devenue suissesse en 1978 :

 

 

Ce n'est peut-être pas tout à fait une artiste Le Mouv'. Alors on va mettre tout le monde d'accord. Savez-vous qui est devenue suissesse en avril dernier ? Elle s'appelle Anna Mae Bullock, mais vous la connaissez mieux, elle et sa crinière, sous le pseudo de Tina Turner :

 

 

Ike étant mort en 2007, il n'aura jamais eu cette chance.

Ajoutons pour terminer que Céline Dion représentait la Suisse lors du concours Eurovision de la chanson 1988 avec un chef-d'oeuvre intitulé Ne partez pas sans moi, mais on vous en épargne l'écoute. Merci qui ? Merci le Mouv' !

 

Par Augustin Arrivé / le 01 août 2013

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