Capital Filles : tout aussi capables que les hommes

Par Valentine Letesse / le 12 février 2015
Capital Filles : Mesdemoiselles, vous êtes tout aussi capables que les hommes
L'association Capital Filles organisait une rencontre à la maison de la radio à Paris jeudi 12 février. Objectif, renforcer la confiance et l'autonomie des bachelières et leur rappeler que certains métiers ne sont pas réservés aux hommes. Mouv' a rencontre Diankin Dembele, 17 ans, et sa marraine, Séverine Chanet.

Le programme de l'association Capital Filles, consiste à mettre des binômes en place entre une filleule et une marraine. La marraine, c'est une femme qui a un pied dans l’entreprise, et est passée par beaucoup de doutes, beaucoup de questions. Cette expérience, elle s'en sert pour coacher sa filleule et l’aider à trouver sa voie. Première étape, lui faire prendre conscience de ses valeurs et l'aider à prendre les bonnes décisions.


L'égalité des chances au féminin

Le jeudi 12 février au matin, une rencontre est organisée à la maison de la Radio à Paris. Le but: proposer ce programme à d'autres lycéennes. La ministre de l'Éducation Nationale, Najat Vallaud-Belkacem est présente, comme plusieurs cadres des entreprises partenaires: L'Oréal, Orange, la Société Générale, Airbus, GDF Suez...etc. Mais il y a aussi des filleules. Ces jeunes filles, bachelières, ont déjà intégré le programme. Elles sont là pour témoigner, et poser des questions aux grands dirigeants.

Ça m’a vraiment donné envie, surtout ce qu’a dit la ministre. Même elle au début, elle ne pensait pas qu’elle allait être ministre !  Diakin Dembele, 17 ans.


 

C'est le cas de Diakin Dembele, 17 ans. En terminale au lycée Voillaume d'Aulnay-sous-Bois, elle est devenue la filleule de Séverine Chanet, cadre chez L'Oréal, il y a un mois. Les effets sur son comportement et ses prises de décisions sont fulgurants. En quelques semaines, la jeune fille qui avait pour projet de devenir auxiliaire en puériculture, pense maintenant tenter de réaliser son rêve: devenir professeur d'anglais et partir apprendre la langue à l'étranger.

Une de nos RH nous avait raconté que lorsqu'elle recevait un homme ou une femme pour lui annoncer une évolution, un nouveau poste, dans 90% des cas, l'homme disait "oh bah très bien quelle sera mon augmentation ?" Et dans 90 % des cas, les femmes vont dire "est-ce que je serai capable ? Est ce que j'y arriverai ?"  Séverine Chanet, cadre chez L'Oréal.


 

 

Ce qu'elle a appris durant toutes ces années, Séverine souhaite le partager. C'est pour ça qu'elle a intégré le programme. Les doutes que connait sa filleule, elle les a subis aussi.  

C’est important que je puisse aussi le partager pour encourager d’autres femmes à y arriver. Parce que si moi j’ai réussi, il n'y a pas de raison que les autres n’y arrivent pas. Je n’ai rien de plus.


Le mariage et les enfants : toujours un frein aux carrières des femmes ?

Pour Diankin, c'est sa future vie de famille qui lui posait problème. Comment concilier vie de famille et belle carrière ? Cette question, les bachelières de 2015 se la posent encore, bien que leurs aînées aient déjà pratiqué, et réussi.

 

En région Île-de-France, 18 lycéees sont partenaires et 256 binômes "marraine - filleule" ont été créés. L'aventure fonctionne. Pour Séverine c'est sûr, elle sera de nouveau volontaire l'année prochaine pour être marraine dans l'association Capital Filles. En attendant, elle conseille toujours Diankin, y compris par sms.

 

Par Valentine Letesse / le 12 février 2015

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