Candy Crush à l'assaut de Wall Street

Par Sébastien Sabiron / le 26 mars 2014
Candy Crush Saga à l'assaut de Wall Street
L'éditeur de "Candy Crush Saga" entre en bourse aujourd'hui. Le jeune entreprise peut espérer une valorisation à hauteur de 7,6 milliards de dollars. Et ça pourrait durer, à condition que les millions de junkies du bonbon ne s'inscrivent pas trop vite en désintox.

Il est le meilleur allié de vos trajets en transports en commun, le pire cauchemar de votre productivité. Lancé en 2011 sur le site de son éditeur anglo-suédois King.com, puis popularisé par Facebook, Candy Crush Saga explose fin 2012 avec son lancement sur téléphones portables.

En novembre 2013, il dépasse les 500 millions de téléchargements. Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg succombe.

Mandy Patinkin (Homeland) initie Jimmy Fallon (Tonight Show sur NBC) à Candy Crush

Jackpot pour King, qui emploie aujourd'hui 450 salariés dans le monde. Le chiffre d'affaire de la jeune start-up passe de 164 millions de dollars en 2012 à 1,9 milliard de dollars en  2013. Une croissance exponentielle que l'éditeur doit au modèle économique du "free-to-play" appliqué à Candy Crush.

 

Moins de 1 $ pour ton prochain shoot
 

 

 

 

Le téléchargement est gratuit, mais le joueur doit mettre la main au portefeuille pour progresser et s'épargner des heures d'attentes avant la prochaine partie.

Et quand l'addiction s'est installée, l'attente devient insupportable.

 

 

 

 

 

 

Candy Crush incite à la dépense en jouant sur la dépendance. Charlotte elle, n'a pas encore craqué. Elle a découvert Candy Crush sur le tard. Mais le jeu tient déjà une place (trop) importante dans sa vie.


Contrairement à Charoltte, certains junkies sont carrément prêts à se ruiner. Sans doute la meilleure assurance de longévité pour King, l'éditeur-dealer. 

Mine d'or en sucre

Si elle réussit son entrée en bourse, l'entreprise pourrait être valorisée au mieux à hauteur de 7,6 milliards de dollars (5,5 milliards d'euros) selon Bloomberg. De quoi donner le vertige et garantir un sacré retour sur investissement à ceux qui y ont cru au départ. Mais en tentant cette introduction précoce, King joue gros.

L'éditeur s'appuie sur la réussite d'une seule franchise (même si ses Farm Heroes, Pet Rescue et Papa Pear fonctionnent plutôt pas mal). Rien ne dit qu'une fois l'effet Candy Crush épuisé, King parviendra à alimenter sa croissance grâce à d'autres best sellers.

Hi hi hi, je vaux des milliards ! / Capture d'écran
 

C'est sans doute pour cette raison que l'éditeur des célébres Angry Birds se garde d'une introduction en bourse trop rapide. Pour l'instant, Rovio se contente de décliner ses oiseaux à toutes les sauces. La suite nous dira si la valeur de l'action Candy Crush peut fondre aussi vite qu'un bonbon sur la langue.

 


 

Retrouvez aussi la confession d'une accro à Candy Crush Saga, par la Team Geek.

Par Sébastien Sabiron / le 26 mars 2014

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