Bouteflika bien vivace sur Twitter

Par Augustin Arrivé / le 17 décembre 2014
Bouteflika bien vivace sur Twitter
Le président algérien, 77 ans, serait de retour à l'hôpital parisien du Val-de-Grâce. Cet énième séjour secret devant les médecins attise les interrogations et les vannes sur les réseaux sociaux.

 

Pour Abdelaziz Bouteflika, l'année 2014 a été un peu spéciale. Réélu en avril pour un quatrième mandat avec un score insolent sans aucune apparition publique pendant la campagne, il est également resté très discret depuis. Les personnes qui l'ont vu le plus souvent, cette année, ne sont apparemment pas des Algériens mais des médecins français.

Une première visite "routinière de contrôle" (selon le communiqué officiel) s'est déroulée au mois de janvier à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris. Elle a duré cinq jours, ce qui est tout de même long pour une petite prise de tension. En novembre, c'est à la clinique grenobloise D'Alembert qu'il a passé trois jours, pris en charge dans un service de cardiologie et de maladies vasculaires. Un étage entier de l'établissement lui était réservé. Aucune info n'a filtré. Et depuis lundi, il serait à nouveau au Val-de-Grâce. Une admission qui n'a pas été confirmée mais qui suscite à nouveau l'interrogation des deux côtés de la Méditerranée.

 

 

 

 

 

Reclus dans un nouveau QG algérois équipé d'une clinique personnelle, le chef d'Etat, immobilisé sur son fauteuil roulant, apparaît rarement. En juillet dernier, il avait reçu le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, qui s'était réjoui de constater que son hôte "se souvenait de tout". C'est déjà ça.

Les rendez-vous médicaux d'Abdelaziz Bouteflika se sont faits de plus en plus fréquents depuis son opération pour un ulcère à l'estomac en 2005. L'an dernier, il était encore affaibli par un deuxième AVC. Et à chaque fois, il choisit de se faire soigner en France, suscitant bien des critiques. L'opposition politique algérienne réclame régulièrement l'application de l'article 88 de la constitution, qui prévoit une destitution pour raison de santé.

 

Photo de couverture : Cc FlickR Maya-Anaïs Yataghène

 

Par Augustin Arrivé / le 17 décembre 2014

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