Beaubourg sacre le Roy du Pop

/ le 08 juillet 2013
Beaubourg sacre le Roy du Pop
Lichtenstein, vous connaissez ? Pas le paradis fiscal non, Roy Lichtenstein, l'autre pape du Pop Art. Le Centre Pompidou lui consacre une rétrospective jusqu'en novembre prochain. Testé et approuvé par le Mouv'.
 
 
 
 
Vous vous souvenez de l'ancien décor des Z'amours ? C'est lui, enfin c'est une imitation. Dans les années 60, certains critiques d'arts accusaient Roy Lichtenstein de n'être qu'un vilain copieur, seulement capable d'agrandir des cases de BD. Depuis, ses emprunts à l'imagerie pop ont été mille fois copiés, marketisés, imprimés sur des mugs et des T-Shirts.

 

Quatrième étape de la rétrospective Lichtenstein (après Chicago, Washington et Londres), l'expo parisienne présente 124 œuvres du maître, pour la plupart jamais montrées en France.

 

 

Des ptits points, des ptits points, toujours des ptits points

On y trouve ses fameuses cases de comics : blonde en larmes, combat aérien, scène de crise dans un sous-marin... Immédiatement reconnaissables à leurs couleurs primaires et leurs fameux "points de trames" empruntés aux techniques d'imprimerie (des points de couleur, c'est toujours moins cher que des aplats) les comics de Lichtenstein sont bien plus que des agrandissements. Camille Morineau, conservatrice au Centre Pompidou :

Whaam (1963), sans doute la toile la plus connue de l'artiste, © Centre Pompidou
 
Dès le début des sixties, Lichtenstein devient bankable. Sa cote s'envole plus vite que celle de son pote Andy Warhol. En 1989, sa toile Torpedo...Los ! s'adjuge 5,5 millions de dollars chez Christie's, faisant de lui l'un des trois artistes vivants les plus cotés. 

Au delà du Pop

Sous l'Iceberg des peintures comics, l'expo nous fait découvrir un versant méconnu du travail de l'artiste. Très tôt, Lichtenstein revisite les mouvements d'avant-garde (cubisme, expressionnisme abstrait....) Ses tableaux citent notamment Matisse, Léger, Pollock et Picasso. Ce qui lui vaut une fois de plus d'être accusé de plagiat :

Lichtenstein réinvente une gravure de Picasso en six étapes, par Sébastien Sabiron
 
 
 
 
Grâce à cette relecture du modernisme, le pape du Pop est aussi le premier artiste postmoderne. La scénographie proposée à Beaubourg lui rend parfaitement hommage, avec des alcôves et des renfoncements qui mettent les oeuvres en perspective.
 
On y découvre des sculptures et des gravures sur acier émaillé (matériau Pop par excellence, employé pour les carroseries des belles américaines.) L'artiste y attachait autant d'importance qu'à la peinture. Le genre de babioles qu'on aimerait bien avoir dans son salon. A défaut, courez au Centre Pompidou, c'est jusqu'au 4 novembre. 
 
 
 
 
 
 
Découvrez notre diaporama de l'expo :

 


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Reportage de Sébastien Sabiron (@sebsabiron)

/ le 08 juillet 2013

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