Angry birds, nid d'espions

Par Sébastien Sabiron / le 28 janvier 2014
Angry birds, nid d'espions
Quand vous dégommez des cochons à coup de piafs en colère, il y a des chances pour que la NSA vous observe. Et oui, les grandes oreilles du renseignement américain sont partout. Y compris dans Angry Birds, l'appli smartphone téléchargée plus d'un milliard de fois.

 

Une information révélée par le New York Times et le Guardian, qui continuent de distiller au compte-goutte les informations fournies par Edward Snowden.

Après les révélations sur la collecte de métadonnées téléphoniques, la récupération de SMS, ou encore la surveillance des plateformes de jeu en ligne, on apprend que la NSA et son homologue anglais le GCHQ espionnent aussi les utilisateurs d'applications pour smartphones.

Selon le New York Times, les données sont collectées sur Facebook, Google Maps ou Angry Birds, le premier vrai hit mondial du jeu sur smartphone, plébiscité en son temps par Barak Obama himself.

Angry Birds dans la vraie vie

Si les deux agences se tamponnent pas mal de votre score à Angry Birds, vos données de localisation et votre liste de contacts peuvent être potentiellement "aspirées" à chaque fois que vous lancez une appli. La NSA peut également collecter les données géographiques incluses dans les photos postées sur les versions mobiles de Facebook, Flickr, LinkedIn et Twitter.

cc Flickr par greenoid
   

Dans un document datant de 2010 et cité par le Times, la NSA décrit comme une "pépite" la surveillance des applications smartphone. En 2007, l'agence américaine aurait consacré 767 millions de dollars (près de 562 millions d'euros) à ce seul programme de surveillance.

Slider de la NSA / New York Times
  
Sollicitée par l'AFP, la NSA s'est retranchée derrière son argument habituel : 
  
     L'agence ne dresse pas le profil des Américains ordinaires. Nous collectons seulement les communications qui sont autorisées par la loi pour des raisons de surveillance et de contre-espionnage de cibles étrangères, quels que soient les moyens techniques utilisés par les cibles.

  
En clair, seuls les terroristes ont des raisons de s'inquiéter, surtout les experts en lancer d'oiseaux kamikazes.
 


La NSA noyaute les applis smartphones. On en parlait aussi dans le 12h30 de Thomas Rozec.
Par Sébastien Sabiron / le 28 janvier 2014

Commentaires