Afrique du Sud : la playlist arc-en-ciel

/ le 13 décembre 2013
Afrique du Sud : la playlist idéale
A deux jours des obsèques de Nelson Mandela, zoom sur la nouvelle scène sud-africaine. Sur les cendres de l'apartheid, la musique s'exprime dans toutes les langues et dans toutes les couleurs. Découvrez la playlist idéale du Mouv'.

 

Du Cap de Bonne-Espérance aux rives du fleuve Limpopo, le paysage musical sud-africain frappe par sa fraîcheur et sa diversité. Une scène qui ose, qui défriche, qui explore, débarrassée des oripeaux de l'apartheid. La musique n'est pas blanche, elle n'est pas noire. La musique est un cri qui vient de l'intérieur.

Trois grandes familles dans notre playlist : pop rock, hip hop et electro. Retrouvez ci-dessous un petit guide d'écoute.

Cap sur le pop rock

Issu de la scène branchée de Cape Town, Petite Noir impose un style sinueux, tendu. Des accents cold wave anxieux, réchauffés par des rythmes africains sautillants, la musique de Petite Noir est à la fois complexe et étrangement familière. Instant classic.

 

Jetez aussi une oreille à BLK JKS, tout en haut de notre playlist. Formé en 2000 à Johannesburg et repéré par l'influent DJ américain Diplo, le combo puise ses influences dans le rock prog, le jazz, le ska, le garage... On pense à The Mars Volta ou à TV On The Radio. Un melting pot sud'af du meilleur goût, qui nourrit sa hype grâce à des concerts explosifs.

Hip Hop multilangues

Impossible d'en parler sans évoquer le phénomène Die Antwoord. Le trio du Cap se définit comme « une adorable entité bâtarde d’Afrique du Sud, issue de l’amour de plusieurs cultures, noires, blanches, colorées.» Les trois rappent en afrikaans et sont sapés n'importe comment, dans la plus pure tradition du "Zef" un mouvement contre-culturel qui place le plouc au sommet de la branchitude.

Electro arc-en-ciel

Si le côté white trash déglingos de Die Antwoord vous refroidit, rions un peu avec Gazelle, projet déconnant d'un musicien photographe. L'homme affectionne l'imprimé léopard et la boule à facette. Il a créé son propre courant : le "limpop", mélange de ragga, de disco et d'electro.

 

Et avant de prendre vos billets pour Cape Town, allez passer des Good Times avec The Brother Moves On, un collectif de Johannesburg, passé de la performance visuelle au spectacle total depuis l'arrivée de sept musiciens. Smooth et easy listening, idéal pour voyager du fond de son canapé.

Suivez Sébastien Sabiron sur Twitter : (@sebsabiron)

 

/ le 13 décembre 2013

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